Best of JPG : les grands moments de Jean-Pierre Galland et du Circ
En complément de l’interview de Jean-Pierre Galland publié dans le dernier numéro de Soft Secrets France (2-2026), nous vous proposons de découvrir les six événements cannabiques les plus marquants organisés avec le Circ. Dans les années 90, l’association a mené plusieurs actions spectaculaires. Exceptionnellement, Jean-Pierre Galland a repris la plume pour raconter à Soft Secrets son combat anti-prohibitionniste.
Maintenant semi-retraité, Jean-Pierre Galland a longtemps été le plus grand défenseur du cannabis en France. Personne n’a pu reprendre son rôle jusqu’à présent. Il est l’auteur de 6 livres sur le cannabis dont Fumée Clandestine et J’attends une Récolte. Il est l’un des fondateurs du Circ, un collectif avec lequel il a organisé ces événements qui ne pourraient probablement pas avoir lieu en 2026. Avec le Circ, Jean-Pierre a repoussé les limites de l’anti-prohibitionnisme. Il a même été sanctionné par la justice en 1998 pour avoir envoyé des joints à tous les députés et a failli être mis en prison.
Vive l’auto-production !
Le circ a vite compris que si nous voulions être entendu, à défaut d’être écouté, il fallait provoquer les médias, les pousser à réagir et à prendre parti. Au communiqué de presse annonçant la naissance du Circ, le premier et le seul journaliste à annoncer l’évènement, c’est Christophe Bourseiller qui doute que l’association perdure dans le temps et il s’en prend à son objectif : la légalisation, « un objectif hautement douteux » précise-t-il.
Et voilà qu’un jour, nous découvrons dans le courrier un morceau de résine douteux envoyé par un anonyme. On le baptise « Tcherno », un cadeau toxique, et on se dit que diviser en barrettes, puis emballer dans du papier d’alu, on va le faire parvenir à une dizaine de magazines sélectionnés. Conséquence logique de la prohibition, le shit coupé à la paraffine, au henné ou au caoutchouc… inquiètent et désolent les fumeurs de cannabis soucieux de leur santé autant que de la qualité de leurs plaisirs. Et le Circ de conclure son courrier avec une question : « A votre avis quelle serait la réaction d’un amateur de bon vin ne trouvant plus sur le marché que de la piquette hors de prix ? », une question cruciale qui concerne les usagers, lesquels ne sont jamais pris au sérieux, une question qui pointe un des nombreux effets pervers de la prohibition, laquelle met en danger la santé des consommateurs.
Un journaliste du magazine Actuel confie à « l’Institut néerlandais de l’alcool et des drogues » notre échantillon de Tchernobyl, « exécrable ersatz de haschich, coupé et archi coupé, immonde à l’odeur comme au goût ».
L’expert de l’institut néerlandais constate lorsqu’il brûle le morceau de hachich, qu’il a sans doute séjourné dans un réservoir diesel. Son taux de THC est inférieur à 2%, et d’après l’expert, il s’agit probablement des parties basses d’un plant du Kif marocain, « des branches, des tiges hachées et liées ensemble avec de la colle, beaucoup de colle. »
Vive l’auto production qui permet à l’amateur de cannabis d’être autonome et de protéger sa santé.
Journée internationale du cannabis
Soutenu financièrement par les éditions du Lézard, nous décidons de traduire et de publier « L’Empereur est nu » de Jack Herer, activiste célèbre d’outre atlantique. Et dans l’élan, si on organisait une journée internationale du cannabis ? On inviterait Jack Herer, des représentants d’associations européennes d’usagers, des responsables politiques et des intellectuels du monde entier luttant pour en finir avec la prohibition du cannabis.
Le projet est ambitieux, mais nous ne fait pas peur. Toutes les bonnes volontés sont mises à contribution et les bureaux des éditions du Lézard bourdonnent d’activité. Les militants de la première heure lancent des invitations et motivent les adhérents. Les associations européennes que j’avais contacté lorsque je travaillais sur Fumée clandestine nous donnent un coup de main et en quelques mois de labeur jour et nuit, nous réussissons l’exploit de fédérer le gotha de l’antiprohibitionnisme. Nous squattons les ordinateurs de la société, les téléphones crépitent et les fax bourdonnent. Débordés, on nous adjoint une attachée de presse et un spécialiste en événement prêt à se défoncer au boulot pour un tarif militant. Il nous dégotte une salle de spectacle, le Trianon, « témoin de la belle époque » comme dit la pub. Thierry est aussi chargé de sonoriser la salle, de débaucher des traducteurs pour les nuls en langues étrangères et des militants bénévoles pour assurer le bon déroulement de la journée. Afin que cette journée reste gravée dans les mémoires, nous exigeons des intervenants qu’ils nous fournissent un abstract de leurs interventions que nous publions sous le titre le « Petit livre vert du cannabis. »
La police qui n’en croit ni ses yeux, ni ses oreilles débarque et filme les interventions. Les militants espagnols qui animent le premier débat roulent et fument des pétards sur la scène au grand dam des flics de la brigade des stups. Dans le collimateur, il y avait aussi le stand de Jack Herer, un hymne au chanvre avec ses drapeaux et ses tee-shirts vantant les mérites du cannabis. Je ne me souviens pas très bien de cette journée à nulle autre pareille, mais elle aura contribué au débat et permis aux journalistes qui naguère s’informaient sur les drogues auprès des organismes officiels (DGLDT) de contacter désormais le Circ, une mine d’informations fiables sur tous les sujets concernant le cannabis.
Le 18 juin 1993, Radio Libertaire retransmet en direct du Trianon les prises de parole. Trente-trois ans plus tard, Radio Libertaire soutient toujours le Circ et anime un dimanche sur deux de 18 heures à 20 heures 30 « Y a de la fumée dans le poste ».
Le Cannabistrot a grande vitesse
Le premier avril 1995, à quelques semaines de l’élection présidentielle, le Circ Lyon invite ses adhérents et leurs amis à une manifestation contre la prohibition. Le Circ-Paris décide alors, la bonne blague, de débaptiser la SNCF en « Soutien National aux Cannabinophiles Français », et de prendre gratis le train pour Lyon afin de nous dédommager des pertes subies lors de la perquisition de la brigade des stups en novembre 1994.
Le premier avril donc, après avoir distribué un appel : « Ah Chiche ! » et collé des affichettes sur les abribus, nous nous retrouvons à une cinquantaine sur le quai prêt à bondir dans le wagon fumeur du train en partance pour Lyon. Par petits groupes, nous montons discrètement dans le train, mais à 11h 30, il reste à quai. Des responsables de la SNCF et des flics en civil nous cherchent et finissent pas nous trouver. Une journaliste de Radio Nova nous suit. Comme nous n’avons pas de titre de transport et que quelques chiens et leurs punks posent des problèmes de sécurité, dixit les flics, il nous est demandé de sortir du wagon et de la gare dans le calme. Un cordon de CRS aligné à l’entrée du quai devrait nous inciter à déguerpir, mais nous refusons d’obtempérer. De guerre lasse, et après de vaines palabres, la SNCF nous délivre un billet aller-retour pour cinquante francs par personne. La plupart des voyageurs étant monté dans une autre rame du TGV, nous disposions d’un train à nous tout seul à l’exception de deux fonctionnaires des Renseignement généraux et de quelques curieux.
A la gare de Perrache, je suis accueilli avec un grand sourire par le chef de gare. Il nous a réservé un retour sur Paris en fin de journée dans un wagon fumeur bien entendu. Je le remercie chaleureusement. Environ 450 personnes ont défilé de la place Bellecour au Palais de justice contre la prohibition du cannabis. Alors que je récupérai notre billet soldé, le chef de gare me confie qu’il ne fumait pas, mais partageait nos convictions. Nous rejoignons notre train entre deux rangées de CRS lorsque l’un d’entre eux m’interpelle en m’encourageant à continuer le combat… Vive le Circ ! Nous étions euphoriques sans doute à cause du Space Cake que nous avions partagé. Phix armé du mégaphone apostrophait gentiment celles et ceux qui osaient s’aventurer dans notre cannabistrot à grand vitesse.
Une semaine plus tard, j’étais convoqué au commissariat où j’appris que la SNCF se réservait le droit de porter plainte contre le Circ. Je ne souviens nous eûmes aussi avec cet inspecteur sympathique une discussion sur les rapports qu’entretenaient les drogues et le jazz.
Chanvre des députés
Cinq ans après sa création, le Circ est mal en point. Dans le collimateur de la justice qui en1995 condamne son président à une peine de prison avec sursis, une lourde amende et exige la fermeture de son 3615, lequel nous rapportait assez d’argent pour publier un fanzine, le « Double Zéro », proposer des tracts et louer un bureau nous permettant d’organiser des réunions hebdomadaires.
Élu président de la Fédération des Circs, je passe la main à Fabienne laquelle considère que l’association doit acquérir un peu plus de maturité. Pour y arriver, elle noue des relations durables avec les associations luttant pour la « réduction des risques » et intègre « Limiter la casse », un groupe d’associations qui considère que la loi de 1970 est incompatible avec une politique pragmatique. Oui mais voilà, celles et ceux qui avaient rejoint le Circ pour s’initier à la cannabiculture ou participer à des actions pétaradantes se sentaient frustrés. Ils rêvaient d’une action spectaculaire qui réconcilierait les Circs en région, une douzaine, une action qui marquerait l’histoire !
Quelques militants de la première heure, FGL en tête, mettent au boulot et nous adressons à tous les Circs en région, un document « secret défonce » qui détaille les étapes de l’opération « chanvre des députés », mais le projet, à notre grand étonnement, n’a pas rencontré le succès escompté.
En juin 1997, l’éditeur de « Fumée clandestine » lance une collection de livres de poche sur des sujets chauds bouillants dont le cannabis. Nous profitons de cette opportunité pour rédiger un livre : « Du cannabis et de quelques autres démons ». Nous en profitons aussi pour passer un deal le fondateur des éditions du Lézard. Nous renonçons à nos droits d’auteur et à la place nous proposons d’envoyer à nos chers députés, en même temps que le joint, le fruit de notre réflexion. Et nous en profitons enfin pour mettre dans le coup l’agence Capa qui immortalisera le tas de beuh sur la table, les joints qui s’amoncellent et le petit livre dont nous sommes si fiers.
Le mardi 6 novembre, nous avons affranchi et envoyé à nos 577 députés les lettres contenant un joint (de la manucure de Black Domina), notre livre et les deux courriers expliquant le sens de notre démarche. Le lendemain, le jour des questions au gouvernement, les journalistes de l’agence Capa arpentaient la salle des pas perdus de l’Assemblée nationale à la recherche de réactions. Les députés de droite s’en sortent par des pirouettes et des arguments négatifs. Christine Boutin et son ami Charles Amédée De Courson annoncent qu’ils vont porter plainte. Quant à Phillipe de Villiers, il parle d’un acte criminel.
Et les députés de gauche ? La plupart approuvent notre démarche, par exemple Noël Mamère ou encore André Lajoinie (PCF) qui déclare : « On est libre de ses opinions et de ses pratiques. Il faut un débat. » Jean Glavany est favorable à une dépénalisation.
Quatre députés de droite nous ont adressé un courrier. Les élus s’offusquent, André Borel par exemple qui joint à son courrier deux bouteilles de vin classées AOC. A votre santé !
Finalement onze députés (dix UDF et un RPR) portent plainte contre le Circ estimant que « la gravité de cette affaire porte atteinte à l’honneur même du Parlement et à la République. »
Le 26 janvier 1998, je suis auditionné par le procureur de la République et inculpé pour « avoir acquis, détenu, transporté, offert ou cédé, provoqué à l’usage et présenté sous un jour favorable une substance prohibée en adressant par la poste, sans aucune demande de leur part, des cigarettes de cannabis à 577 parlementaires accompagnés de deux lettres qui évoquent les millions de personnes qui apprécient l’effet de ces aimables cigarettes. » Quelques heures plus tard, je suis convoqué le 25 mars devant la quatorzième chambre correctionnelle de Paris. La justice d’ordinaire si lente a fait fissa ! Nous demandons alors à nos militants et sympathisants, qu’ils aient ou non participé à l’Opération « Chanvre des députés » de se dénoncer. Quinze jours plus tard, nous récupérions une quarantaine de textes et après avoir obtenu l’accord de leurs auteurs, nous les avons réunis et publiés dans un ouvrage : « Cannabis nous plaidons coupables. »
Lorsque nous avons conçu l’opération « Chanvre des députés », nous savions que certains députés se plaindraient, mais nous comptions sur les parlementaires de gauche pour qu’ils viennent à la barre expliquer que notre initiative, aussi provocatrice soit-elle, était salutaire. Comme nous peinions à convaincre des députés toujours débordés, nous avons alors demandé au procureur de reporter l’audience, mais il a refusé.
Ce 25 mars 1998, caméras et journalistes se bousculent. Les bancs de la quatorzième chambre correctionnelle sont squattés par les flics empêchant les militants du Circ d’assister au procès. Les députés de l’ensemble des Verts, de quelques députés PS et du PCF ou encore le Mouvement des citoyens ont fait parvenir un courrier de soutien au tribunal. Quant aux députés européens du parti Radical, ils soulignent à la barre « la totale inefficacité des lois en vigueur concernant les drogues ». Si les politiques ne se bousculaient pas au portillon, en revanche le président de l’Irep Rodolphe Ingold, Bertrand Lebeau membre de Médecins du monde et Jean-Pierre Géné, l’instigateur de « l’Appel du 18 joint » de 1976 étaient présents et ont expliqué qu’il était grand temps de réformer la loi de 1970.
Du côté des plaignants, Charles Amédée de Courson déclare que « son sang n’a fait qu’un tour » lorsqu’il a découvert le cadeau du Circ. Les plaignants étaient accompagnés par deux associations anti prohibitionnistes obscures et l’avocat d’une des deux associations, après avoir déclaré à l’Assemblée que j’étais responsable lorsqu’un gamin de banlieue mourrait d’une overdose, réclame 500 000 francs de dommage et intérêt.
Notre avocat Thierry Lévy, après avoir contesté juridiquement le classement du cannabis au tableau des stupéfiants, demande au tribunal d’envoyer un signal fort envers les 566 députés qui ne se sont pas sentis offusqués par notre action ».
Le 6 mai, je suis condamné à 250 jours-amendes à 200 francs*, et en prime à verser 410 francs à chacun des députés qui ont porté plainte et 7000 francs aux deux associations s’étant portée partie civile.
Pour m’éviter la prison, Phix, dessinateur fétiche du Circ, conçoit un dépliant « 577 pétards à l’assemblée … combien ça coûte ? » dans lequel nous lançons un appel à la générosité de celles et ceux qui partagent notre mode d’action… Quarante ans plus tard, j’en profite pour remercier les généreux donateurs qui m’ont permis de payer les jours amendes.
Savoir plus, risquer moins
En 1998 (Lionel Jospin est premier ministre, Jacques Chirac est président) Nicole Maestracci, magistrate, est nommée présidente de la Mildt (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie) qu’elle quittera en 2002.
Nicole Maestracci, en toute logique, intègre l’alcool, le tabac, et les médicaments psychotropes, des drogues prisées, addictives et mortelles. Cette perspective bouleverse les lobbys des alcooliers qui déclarent que l’alcool est un « alicament », que lui donner un statut de drogue est un outrage et que « la culture française tout comme l’industrie agroalimentaire sont menacées. » Le gouvernement était persuadé que l’opinion publique soutiendrait les partisans de l’alcool, notre fierté culturelle, mais une enquête publiée en 2002 indiquait que l’opinion publique était à 85 % d’accord avec l’idée que l’alcool est une drogue.
En 2000, la Mildt publie à 1 400 000 exemplaires un opuscule « Savoir plus Risquez moins », lequel sera distribué dans les établissements scolaires et vendu 10 francs dans les kiosques. Le journal Libération en fait sa Une : « Drogues, le parler vrai ». Dès la préface, le livret publié par la Mildt donne le ton : « Une société sans drogue ça n’existe pas » et la Mildt de conclure : « Il n’y a pas de société sans drogue, il n’y en a jamais eu. Il n’y a pas non plus de solution miracle, ni en France, ni dans aucun pays. En revanche, il existe des réponses efficaces afin d’éviter les consommations dangereuses et de réduire les risques lorsqu’il y usage. »
Les associations de réduction des risques tout comme le Circ saluent les propositions innovantes défendues par la Mildt. Et dans les sept pages qu’elle consacre au cannabis alors que l’alcool en a droit au double, le Circ trouve les arguments pour inciter les cannabinophiles à produire, au nom de la réduction des risques, leur propre consommation. C’est ainsi que l’usager est mis en garde contre les shits coupés par des trafiquants peu scrupuleux. La Mildt qui confirme aussi les vertus thérapeutiques du cannabis. Le Circ fête la publication de la Mildt en transformant la couverture de « Savoir plus Risquer moins » en « Cultivez plus Risquez moins »
La Mildt a fait des émules. Le Centre québécois de lutte contre les dépendances « est séduit par le savoir-faire français en matière de prévention » et « Savoir plus risquer moins » est vendu à 125 000 exemplaires au Québec.
Elections européennes
En septembre 1998 , je suis invité par Chiche (les jeunes Verts) à leurs universités d’été qui se déroulent à Vitrolles, le fief de Bruno Mégret. Et voilà que les militants de Chiche, entre deux débats, m’invitent à intégrer la liste des Verts aux élections européennes de juin 1999.
Cette proposition était alléchante, mais pas du goût de tous les adhérents qui craignaient que l’on devienne un satellite des Verts. Après bien des tergiversations, plusieurs réunions et interventions, en particulier devant le Cnir, je pose les conditions de ma candidature négociée avec nos adhérents lors de notre assemblée générale. Pas question de me présenter en tant que Circ, mais comme le candidat de l’antiprohibitionisme ! Que la problématique des drogues soit un vrai sujet de la campagne et qu’on nous donne des moyens de la mener comme on l’entend.
Étant un candidat de la société civile, ne restait plus qu’à dealer une place sur la liste. C’est ainsi que de la place soixante-dix comme la loi, on nous a proposé la place 51 comme le Pastis pour finalement me retrouver à la place 25 comme le LSD et le premier candidat de la société civile.
Une fois les conditions de ma candidature acquise, nous nous attaquons à la rédaction d’une brochure : « Et si on légalisait les drogues ? », un brûlot toujours d’actualité, puis nous présentons à Jean Luc Bennhamias, le secrétaire général des Verts, une affiche que nous avons conçue pour rire. A notre grande surprise, alors que l’affiche dont le slogan : « Et si on sortait de la prohibition avec Jean-Pierre Galland un candidat en herbe » me présentaient au milieu d’un champ de beuh, est validé par le Secrétaire général des Verts.
KShoo, militant historique du Circ se déguise en directeur de campagne. Chaque fois que nous collons des affiches sur les panneaux électoraux, les passants éberlués nous les réclament. Nous parcourons la France, organisons des débats, et force est de constater que, chez les Verts comme dans tous les partis, la légalisation du cannabis était loin d’être acquise.
Les Verts, et je tiens à les remercier, nous ont laissé le champ libre pour mener à bien notre campagne. Et cerise sur le gâteau, les affiches et autres stickers qui, selon la loi présentent le cannabis sous un jour favorable, ont été remboursés par l’Etat.
Jean-Pierre Galland
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