Cannabinoïdes de synthèse : la DGS lance une alerte

Olivier F
13 Jun 2026

La Direction générale de la santé (DGS) vient de lancer une alerte sur les cannabinoïdes de synthèse. Depuis le début de l’année 2025, les autorités sanitaires constatent une augmentation de la consommation de ces produits de synthèse, en particulier chez les mineurs.


Les molécules de synthèse sont vendues sur les marchés licites ou illicites. elles se présentent sous différentes formes, souvent mélangés aux fleurs ou à la résine CBD ou sous forme de e-liquide. Ce sont des produits particulièrement nocifs. Le 11 juin 2026, la DGS a publié une alerte sur son site.

Entre le début de l’année 2025 et le 30 avril 2026, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a reçu environ 500 signalements des Centres d'évaluation et d'information sur la pharmacodépendance-toxicovigilance (CEIP-A) sur les cannabinoïdes de synthèse.  .

Ces produits sont censés imiter les effets du cannabis de synthèse mais ils sont beaucoup plus puissants et très dangereux. Ils se présentent sous les noms « Pète ton crâne » (PTC), Buddha Blue, Spice ou K2.    

Parmi les cas signalés, on trouve 70 % d’hommes âgés de 13 à 18 ans. 71 % des cas sont considérés comme graves et deux personnes seraient décédés après des convulsions répétées pour l’une et la deuxième se serait suicidé

Éléments cliniques rapportés

Suite à ces intoxications, plusieurs éléments cliniques qui peuvent être associés ont été rapportés :

- Troubles psychiatriques : hallucinations, attaques de panique, idées suicidaires…

- Troubles neurologiques : agitation, confusion, convulsions, altération de la conscience…

- Troubles cardiovasculaires : tachycardie, douleurs thoraciques, bradycardie, troubles du rythme cardiaque ou collapsus

- Troubles digestifs : nausées, vomissements…

- Décompensations aiguës multiviscérales qui associent atteintes neurologiques, cardiovasculaires et métaboliques sans les cas les plus sévères…

Recommandations de la DGS

La DGS  recommande aux professionnels de santé :

- D’identifier précocement et d’orienter les patients qui ont été intoxiqués au cannabis de synthèse

- D’orienter vers les service d’urgence si les signes sont suffisamment graves

- Si besoin, de prendre conseil auprès d’uu CEIP-A ( Centres d'évaluation et d'information sur la pharmacodépendance-addictovigilance (CEIP-A) ou du centre anti-poison et de toxicovigilance

- D’informer les patients de l’existence du dispositif d’écoute Drogues Info Service.

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