Cannabis au volant : une nouvelle étude sur les consommateurs réguliers
Le manque de précisions des tests salivaire est l’un des principaux problèmes des consommateurs de cannabis CBD et THC. En effet, il est possible de sanctionner les conducteurs positifs au cannabis alors que les effets ont disparu depuis longtemps. Une nouvelle étude publiée dans le Journal of cannabis research mesure les performances de conduite des consommateurs réguliers.
En France, les contrôles se sont multipliés depuis quelques années. Selon l’OFDT (Observatoire français des drogues et toxicomanies), les autorités on pratiqué 15 905 dépistages en 2003 et 968 102 en 2023. C’est 40 fois plus en 20 ans Le taux de positivité était de 13,7 % en 2023.
L’utilisation de ces tests pas suffisament précis créé une véritable injustice. La plupart des contrevenants aimeraient rester dans la légalité mais il n’en ont pas la possibilité. De plus, les études scientifiques n’ont pas montré une véritable dangerosité de l’usage de cannabis au volant.
Une nouvelle étude britannique remet en cause la dangerosité du THC pour la conduite automobile. « Il est bien établi que le cannabis peut affecter la conduite automobile dans les heures suivant sa consommation ; toutefois, la durée exacte de ces effets, ainsi que leur relation avec les concentrations de delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) dans le sang et le liquide buccal, restent à déterminer », nous expliquent les auteurs de l’étude.
Les participants ont utilisé des simulateurs de conduite pour mesurer les effets du cannabis. Un groupe de 65 personnes, dont 33 hommes, composé de consommateurs réguliers qui qui font usage du cannabis au moins quatre fois par semaine, ont participé à l’étude. L’age moyen était de 30 ans. Un deuxième groupe, également de 65 personnes, était composé uniquement de non-consommateurs de cannabis, appariés en fonction de l'âge et du sexe.
Dans le cadre de l’étude, les consommateurs réguliers ont conduit sur simulateur le lendemain matin, 12 à 15 heures après leur dernière consommation.
Les participants du premier groupe ont consommé des produits qui contenaient en moyenne 30 % de THC. Chaque participant a inhalé environ 159 mg de THC. Quatre scénarios sur simulateur de conduite ont été testés. Les chercheurs ont mesuré des indicateurs spécifiques : maitrise de la vitesse, temps de réaction, distance de sécurité et contrôle de la trajectoire.
Selon l’étude, « le groupe de consommateurs réguliers de cannabis n'a présenté aucune altération significative de ses performances de conduite 12 à 15 heures après sa dernière consommation de cannabis, survenue la veille au soir, par rapport au groupe témoin. »
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