1893-1894 : Hemp Drugs Commission

1893-1894
La Hemp Drugs Commission est une grande enquête indo-britannique sur la consommation du cannabis en Inde. Le rapport, publié en 1894 après une année d’enquête, comprend sept volumes pour un total de 3281 pages. La Hemp Drugs Commission est la plus grande enquête sur le chanvre jamais réalisée.

 Par Olivier F

 Ce rapport date de la fin du 19 siècle, une époque où l ’usage de cannabis psychoactif est peu répandu en occident mais présent depuis longtemeps en orient. Actuellement, les commissions et enquêtes sur le cannabis médical ou récréatif se multiplient en France ou dans d’autres pays occidentaux. Mais ce rapport très complet publié il y a plus de 120 ans, répondait déjà à la plupart des questions que se posent les spécialistes et les législateurs.

 L’inde a été une colonie britannique jusqu’en 1947. En 1893, le gouvernement britannique en Inde participe activement depuis plus de 100 ans à la réglementation, à la fiscalité et à la distribution des drogues appellées alors substances intoxicantes. A cette époque, l’usage de cannabis parmi la population provoque déjà des controverses.

En 1790, les Britanniques ont imposé des droits sur l’alcool et les autres drogues intoxicantes aux propriétaires de concessions en Inde. La réglementation des produits à base de cannabis a été définie en 1793. Elle concerne trois produits distincts : Bhang (feuilles et fleurs de plantes de cannabis sauvages ou de culture inférieure), Ganja (sommités fleuries de la plante de cannabis) et Charas (résine de la plante de cannabis mature) « Nul ne doit fabriquer ou vendre de tels médicaments sans une licence du collecteur du zillah » (le département). Le but de cette réglementation est « de contrôler la consommation immodérée, et en même temps d’augmenter les recettes publiques. »

En 1800, la réglementation a été modifiée pour interdire la fabrication et la vente de Charas, le produit étant alors considéré “d’une qualité très nocive”. La fiscalité se base sur les taux de droit quotidiens. En 1824, l’interdiction du Charas a été levée « Il a été constaté à l’examen que cette drogue n’était pas plus préjudiciable à la santé que la ganja ou d’autres drogues intoxicantes. »

A partir de 1849, des limites sur la vente au détail de drogues à base de cannabis ont été imposées à Calcutta, puis étendues à l’ensemble du Bengale. En 1855, la taxe quotidienne a été remplacée par une taxe sur le poids. En 1860, des taxes supplémentaires ont été imposées aux concessionnaires.

Le 2 mars 1893 , à la Chambre des communes britannique, une question sur les effets de la production et de la consommation de cannabis dans la province du Bengale, en Inde a été posé par un des membres. Pour répondre à cette question, le gouvernement indien a créé une commission de sept membres, présidée par MW Mackworth Young, le 3 juillet 1893. Il a été décidé que l’enquête concernerait l’ensemble de l’Inde et pas seulement la province du Bengale.

1893-1894

La Hemp Drug Commission s’est réunie pour la première fois le 3 août 1893 à Calcutta.1193 personnes ont été auditionnées au cours de 86 réunions entre le 3 août 1893 et le août 1894. La commission s’est déplacé dans 30 villes, réparties sur 8 provinces indiennes, ainsi qu’en Birmanie. La visite des asiles partout en Inde a contribué à démontrer que le cannabis ne provoquait pas la folie. Il s’agit de la plus grande enquête sur le chanvre jamais réalisée.

Des personnes très diverses ont été auditionnés : médecins, officiers, représentants d’associations, yogis, fakirs, contrebandiers, marchands de chanvre… Le but de la commission était de répondre à de nombreuses questions parmi lesquelles : l’usage modéré et habituel de l’une de ces drogues produit-il des effets nocifs (physiques, mentaux ou moraux) ? Est-ce que l’usage du cannabis nuit à la digestion ou provoque une perte d’appétit ? Provoque-t-il des maladies comme la dysenterie, la bronchite ou l’asthme ? Est-ce que l’usage du cannabis altère le sens moral ou induit de la paresse ou des habitudes d’immortalité ou de débauche ? Au total, 70 questions ont été posées aux personnes auditionnés par la commission. Les réponses écrites à ces questions constituent les éléments de preuves fournies par la commission. Mais ses membres ont également auditionné oralement les personnes qui n’avaient pas fourni de réponse écrite ou qui devaient fournir un complément d’information. Il est possible de consulter les scans de ce rapport en langue anglaise sur internet

Le rapport a conclu à l’absence de nocivité du cannabis : « L’usage modéré de ces drogues est la règle, et l’usage excessif est relativement exceptionnel. L’utilisation modérée ne produit pratiquement aucun effet néfaste. »

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