Breeding classique du cannabis

Cultivez avec Jorge Cervantes

Le breeding classique est un ancien processus cyclique que les breeders utilisent toujours aujourd'hui. Les décisions sont prises sur base d'observations d'un grand nombre de plantes; le breeder ne sait pas exactement quels gènes ont été introduits dans le nouveau cultivar. Tout ce que le breeder peut faire est de choisir en fonction d'une inspection visuelle, de l'odeur et d'un bon feeling.

T.H. Seeds a suivi les techniques de breeding classique pour produire sa variété “MK-Ultra”.

Le breeding classique du cannabis est simple: deux variétés, un mâle et une femelle, sont choisies. Chaque parent a les caractéristiques recherchées: odeur, puissance, résistance à la moisissure, etc. Le pollen mâle va fertiliser la fleur femelle et leurs gènes vont se combiner pour donner des graines contenant un nouveau mélange génétique.

L'étape suivante consiste à choisir les plantes individuelles qui ont les meilleures caractéristiques des deux parents. Si vous avez de la chance, les rejetons ont tous les gènes et toutes les caractéristiques recherchées. Les breeders prélèvent alors souvent des clones sur les plantes sélectionnées mais trop souvent, ils ne conservent pas les plantes mâles et se retrouvent avec une variété “uniquement de clones”.

Cette “Peyote Purple” à dominance indica a été développée par Cannabiogen.

Le breeding classique du cannabis permet de consolider des caractéristiques spécifiques.

Lorsqu'une caractéristique recherchée a été apportée à une plante, le croisement avec d'autres plantes de ce parent créé des plantes similaires au parent choisi. Par exemple, pour rendre une progéniture résistante au mildiou plus productive comme l'un des parents, la progéniture va être rétrocroisée avec ce parent sur plusieurs générations (voir “Rétrocroisement” plus loin). Ce processus va supprimer la plus grande partie de la contribution génétique du parent résistant au mildiou.

Pour créer des plantes résistantes au mildiou, il faut les cultiver dans des conditions humides et supprimer les plantes qui moisissent facilement. Conservez les plantes qui ne moisissent pas ou très tard. Reproduisez ensuite les plantes qui n'ont pas été affectées par la moisissure.

Il est très difficile d'isoler des gènes spécifiques pour garantir des caractéristiques spécifiques comme la forte résistance au mildiou poudreux ou à certains insectes prédateurs. Il y a des gènes récessifs et des gènes dominants qui sont contrôlés par les allèles; c'est là que le breeding devient plus complexe. Voir “Influence des allèles”, plus bas.

D'autres caractéristiques, telles que l'adaptation à un climat particulier, sont relativement plus faciles à obtenir parce que les plantes qui poussent le mieux sous certaines conditions sont sélectionnées en permanence. Les jardiniers bio créent des plantes acclimatées à leurs conditions en plein air et qui produisent les plus grosses récoltes. De cette manière, les jardiniers médicinaux bio de la Californie du Nord réussissent à obtenir 4,5 kg par plante.

Pour créer des plantes résistantes au froid, cultivez les plantes dans le froid. Supprimez les plantes qui en souffrent et sont endommagées facilement. Reproduisez les plantes qui résistent aux faibles températures.

 

Chromatographie sur couche mince

La chromatographie sur couche mince est utilisée par faire des tests et sélectionner des plantes sur base des profils des cannabinoïdes. Les profils des cannabinoïdes restent les mêmes durant tous les stades de vie de la plante et les sélections pour le breeding peuvent être décidées sur base de ces profils. Par exemple, on peut tester le profil des cannabinoïdes sur une plante âgée de 2 mois. Les plantes qui ont les caractéristiques désirées sont conservées et les autres sont écartées.

Voir “Le breeding moderne du cannabis” à la fin de ce chapitre pour une vision globale de la sélection à l'aide de marqueurs (SAM).Influence des allèles

Les phénotypes que l'ont voit sur un individu donné sont le résultat d'une interaction entre le génotype de la plante et son environnement. Voici par exemple trois phénotypes: petit, moyen et grand. Rappelez-vous, le génotype décrit les conditions responsables du phénotype et pour plus de facilité nous leur assignons des symboles:

Phénotypes

Génotypes

Petit

ss

Moyen

Ss

Grand

SS

Il y a toujours deux versions de chaque gène (allèle). Par exemple, s'il y a deux plantes minuscules “s” avec “petite taille”, la plante sera plus petite. Mais si la plante à un “S” majuscule et un gène “grand”, le phénotype sera grand. Si elle hérite des deux gènes, la plante sera de taille moyenne.

Homozygotes/ hétérozygotes: Ces termes sont utilisés pour décrire les caractéristiques génotypiques de la plante en tenant compte des similarité des allèles pour une caractéristique donnée. Si la plante est homozygote pour une caractéristique donnée, cela signifie qu'elle a deux copies du même allèle. Si la plante est hétérozygote, c'est qu'elle a deux allèles différents pour une caractéristique donnée.

Cette progéniture a hérité d'un set d'allèles de chaque parent. Cette héritage d'allèles peut être homozygote (les deux allèles sont les mêmes) ou hétérozygotes (chaque allèle est différent). L'influence des allèles rend impossible d'utiliser les probabilités mathématiques pour prédire ce que va donner la progéniture.

Traits dominants et récessifs

Les traits dominants et récessifs sont déterminés par les allèles qui ont été hérités des deux parents. Cependant, même si le génome du cannabis a été décodé, la fonction spécifique de chaque gène n'a pas été déchiffrée. Pour cette raison, les exemples ci-dessous sont à utiliser comme des lignes directrices car de nombreux traits sont issus de la combinaison de gènes.

Dominant: une interaction inter-allèlique comme la présence d'un allèle d'un des parents masque la présence d'un allèle venant d'un autre parent de la plante dans l'expression d'une caractéristique spécifique dans la progéniture. Seul le trait dominant est visible dans la progéniture de la première génération. Dans la génération F2, 75% des progénitures vont montrer le trait dominant.

Récessif: une interaction inter-allélique dans laquelle un allèle d'un parent est masqué par la présence d'un allèle de l'autre parent de la plante dans l'expression d'une caractéristique spécifique dans la progéniture. Le trait récessif est invisible sur la progéniture de la première génération (F1) mais va réapparaître si l'on croise les sœurs. 25% de la progéniture F2 des plantes vont montrer les traits récessifs.

On peut démontrer les lois de Mendel dans un échiquier de Punnett pour prédire le patrimoine génétique possible (monohybride). L'exemple ci-dessous utilise le modèle expérimental de Mendel des petits pois. Il a croisé deux plantes de petits pois jaunes qui ont produit ¾ de pois jaunes et un quart de pois verts. L'échiquier de Punnett donne toutes les combinaisons possibles pour un gène. Chacun des 4 cadres du carré représente une nouvelle progéniture.

Un monohybride est un croisement génétique entre deux parents: un parent a deux allèles dominants pour un gène spécifique et l'autre, deux récessifs pour le même gène. La progéniture, des monohybrides, a un allèle dominant et un récessif pour ce gène. Le croisement des progénitures produit un rapport de 3:1; phénotype dominant: récessif, pour la génération suivante (F2).*

*Cet exemple est basé sur le modèle de Mendel des petits pois. Il existe peu d'information disponible publiquement sur le loci spécifique du gène pour le cannabis. Il y a un excellent document de travail sur BiologyCorner.com (www.biologycorner.com/worksheets/pennygene_key.html).

La proportion est démontrée dans l'échiquier de Punnett ci-dessous.

La “LA Confidential” de DNA Genetics est la première variété de Cannabis indica dont on a cartographié le génome.

En août 2011, le Dr. Kevin McKernan a annoncé que sa société avait réussi à cartographier les génomes (séquençage rapide) du Cannabis sativa (variété “Chemdawg”) et plus tard, du C. indica (“LA Confidential”). Medicinal Genomics a publié son travail sur le C. sativa via l'EC2 d'Amazon, un service informatique sur le cloud avec un accès gratuit pour la communauté scientifique. Tapez “Cannabis genome EC2 cloud” sur www.google.com pour plus d'info.


La fréquence du croisement monohybride est représentée dans le carré de Punnett.

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