Sébastien Lecornu veut des tests anti-drogues dans les ministères
Le premier ministre Sébastien Lecornu veut lui aussi participer à la lutte contre la drogue. Il propose de tester des hauts fonctionnaires, les membres des cabinets ministériels et les agents qui ont accès à des informations sensibles.
Comme nous l’a révélé le Canard Enchainé, un conseiller du premier ministre Sébastien Lecornu a du être renvoyé fin 2025 après avoir fait une overdose de drogue lors d’une « soirée festive » Cette personne conseillait le premier ministre sur les questions agricoles. Il s’ajoute à la longue liste des sénateurs, députés ou conseillers ministériels à s’être fait prendre la main dans le sac.
Suite à cet événement, Sébastien Lecornu, qui occupe le poste de premier ministre depuis le 6 septembre 2025, a décidé de se montrer lui aussi très sévère envers les usagers de drogues. Comme l’a révélé le site Politico, le premier ministre a envoyé le 16 juin une circulaire à tous les ministres de son gouvernement.
Dans cette circulaire, Sébastien Lecornu demande à ses ministres d’organiser des « dépistages inopinés et obligatoires » dans le but de détecter la consommation de drogues dans les ministères. Les membres des cabinets, les hauts fonctionnaires nommés en conseil des ministres et certains agents qui ont accès à des informations confidentielles font partie des personnes qui devront être testés.
Les préfets, les commissaires, les directeurs des services de police en fonction à l’administration centrale les ambassadeurs, les consuls généraux, les recteurs d’académie, les secrétaires et les délégués des administrations de l’État, et même le premier ministre et les ministres de son gouvernement sont également concernés. Sébastien Lecornu et sont cabinet se seraient déjà soumis au dépistage.
En cas de résultat positif, les ministres pourront prendre des mesures disciplinaires. Ils pourront orienter les consommateurs dans des structures de soin.
Les élus, maires, députés et sénateurs, ne sont pas concernés par cette mesure.
Selon le premier ministre, la mesure s’accompagne de certaines garanties : possibilité d’une contre-expertise, protection des données personnelles et concertation préalable avec les représentants du personnel.
« La consommation de stupéfiants par des agents de l’État, y compris de façon ponctuelle dans un cadre privé, constitue, au-delà de leur propre mise en danger et de l’impact sur le service, une vulnérabilité personnelle susceptible d’être exploitée par des groupes de pression, des réseaux criminels ou des manœuvres d’ingérence », nous explique Sébastien Lecornu dans sa circulaire.
Selon Matignon, « l’État ne peut pas mener une politique claire contre le narcotrafic et ses conséquences dans la société sans s’imposer à lui-même les mêmes exigences »
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