Les systèmes de culture passifs

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Les systèmes de culture passifs n’ont rien de nouveau mais on les voit aujourd’hui de plus en plus souvent. Ces systèmes n’ont pas besoin d’électricité pour fonctionner et arrosent les plantes exactement comme il faut. En outre, ils sont silencieux. Sont-ils aussi parfaits que ces éléments le suggèrent? Allons voir de plus près ces systèmes de culture passifs.
J’ai lu des choses sur les systèmes passifs pour la première fois il y a quelques années dans un livre sur l’hydroponie. L’extrémité d’un ruban (mèche) partait du pot et l’autre bout trempait dans l’eau. D’un côté, le ruban absorbe l’eau et de l’autre, l’eau est absorbée par le sol où la plante va ensuite elle-même absorber l’eau dont elle a besoin. Comme c’est simple! La terre ne prend que la quantité d’eau dont elle a besoin et il n’y a pas de risque de surarrosage. Le réservoir d’eau est généralement situé plus bas que les pots ou au même niveau, et la distance entre le réservoir et les pots est courte. Si le réservoir est surélevé par rapport aux pots, la mèche apporterait plus d’eau qu’il n’en faut. Le seul prérequis pour que ce système fonctionne bien est de faire le bon choix des matériaux. La mèche a été inventée il y a très longtemps, pas de problème de ce côté-là donc. Cependant, si vous essayez de remplacer la mèche par un ruban fin ordinaire, préparez-vous à avoir des problèmes. On utilise toujours aujourd’hui le système à mèches pour toutes sortes de pots et de plantes. Vous pourrez acheter des pots allongés dans tout magasin de jardinage, souvent conçus pour les jardinières de balcon qui vont être plantées de géraniums, de pélargoniums ou d’autres plantes, et qui sont déjà équipées d’un système à mèches.
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Même si les systèmes de culture passifs existent depuis bien avant la culture sous lampes artificielles, ne les cherchez pas dans les locaux de culture. Le système à mèches est rare parmi les cultivateurs indoors. Il existe un autre type de système d’irrigation qui fonctionne par gravité. Un réservoir d’eau est placé au-dessus des plantes et la gravité tire l’eau vers le bas au travers de petits trous. L’eau doit goutter, pas couler. Il faut faire attention et toujours surveiller ce type de système pour veiller à ce que la quantité d’eau qui goutte au travers ne soit pas trop élevée. Si vous ne disposez pas d’un réservoir avec un petit trou au-dessus, il n’y aura que très peu d’eau qui en sortira, voire pas du tout. De cette manière, il est possible de confectionner un système qui permet de ne dispenser qu’un peu de solution nutritive tous les jours. Tout doit être soigneusement mesurés et testés. Pas seulement la dimension du trou d’air mais également la taille du récipient et la solidité des parois qui jouent un rôle important. Si, par exemple, vous utilisez une bouteille ordinaire de 5 litres composée de PET, le plastic peut se déformer à cause du vide qui se crée quand l’eau s’écoule. Plus d’eau que vous ne le souhaitez tombe alors sur la plante et il y a un risque d’inonder les pots ou les sous-pots. Le désavantage des systèmes d’irrigation par gravité faits maison est donc de toute évidence la difficulté de réussir à bien doser la solution nutritive. Le système à mèches mentionné au début est beaucoup plus précis pour le besoin des plantes. Cela signifie que les taux d’humidité du substrat de culture seront constants, que la plante ait besoin de plus ou de moins d’eau. Si vous cultivez plusieurs plantes avec un système à mèches, chaque plante n’aura que la quantité d’eau dont elle a besoin. C’est-à-dire que deux plantes qui ont des besoins différents vont chacune recevoir la quantité d’eau dont elle a besoin même si l’une d’entre elle a besoin de 100 ml par jour et l’autre, 500 ml par jour. Un système d’irrigation par gravité amateur n’y arrivera jamais. Vous devrez l’équiper d’une valve connectée à un flotteur. Peut-être que certains d’entre vous peuvent faire ça, moi, malheureusement, je n’y suis jamais arrivé.
Ces dernières années, le désir croissant des cultivateurs d’économiser de l’énergie est devenu énorme. Les cultivateurs essayent d’économiser de l’argent sur la consommation des ampoules, des ventilateurs et bien sûr, sur l’irrigation. Cette tendance a donné l’occasion de renouveler la technique du vieux système à mèches. Si vous allez un jour faire un tour à un salon de l’horticulture, vous pourrez y voir des systèmes passifs très modernes. Mais pas non plus besoin de vous déplacer, on les trouve aussi sur internet toujours sous le même nom de “systèmes d’irrigation passifs”. Il faut maintenant que je mentionne le nom d’un fabricant car je pense qu’il a éveillé l’intérêt des cultivateurs, pas seulement des novices mais également de ceux qui s’y connaissent mais pensent que c’est trop compliqué d’aménager son propre local de culture. Cet homme est Paul Cronk, plus connu pour sa marque AutoPot qui est synonyme de systèmes passifs dans de nombreux pays. Qu’est-ce que Paul a fait de différent et qui a permis d’augmenter la popularité des systèmes passifs à ce point? Il a ajouté une simple valve avec flotteur aux mèches et à l’irrigation par gravité grâce à laquelle il est possible de connecter le système à plus d’une douzaine de plantes et de partir en vacances. Vous pouvez ainsi être certains que vos plantes auront exactement l’irrigation qu’il leur faut.
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Si les systèmes passifs ont attiré votre attention, vous en trouverez de différentes sortes conçus par divers fabricants. Cependant, la plupart tournent autour du même système mentionné plus haut de mèches combiné à la gravité. Le modèle est équipé de la valve décrite ci-dessus et que vous pouvez voir sur les photos. Vous devrez ajouter un réservoir de solution nutritive de la taille que vous souhaitez pour irriguer même un grand nombre de plantes – sans frais d’électricité, bien entendu. Mais les louanges ne peuvent durer éternellement et nous devons aussi examiner les désavantages de ces systèmes.
Le premier et non des moindres est le coût des systèmes passifs. Un pot équipé d’une valve coûte au moins 30€, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde. En général, cela représente le prix d’une unité de culture si vous souhaitez cultivez plusieurs plantes. Si vous comparez ce système avec, par exemple, celui du Wilma d’Atami où un pot coûte environ 15€, vous verrez que la différence est significative. Beaucoup d’entre vous vont demander: combien de temps faut-il pour avoir un retour sur cet investissement élevé pour un système passif? Cela dépend bien sûr du nombre de plantes que vous allez cultiver. Cependant, vous ne pouvez pas comparer un système passif avec un actif simplement sur base du prix d’achat. Comme déjà mentionné, un système actif ne pourra jamais faire la même chose qu’une système passif professionnel pour le même prix – il arrose les plantes quand les plantes ont besoin d’eau. Le résultat est plus important, les plantes sont en meilleure santé et produisent une récolte généreuse, ce qui compense rapidement l’investissement plus élevé au départ.
Le second désavantage des systèmes passifs est que l’eau stagne. Je vais vous expliquer comment fonctionne la valve dans un système passif moderne. La valve est placée dans un petit réservoir qui irrigue une ou plusieurs plantes via une mèche. Le réservoir est rempli de solution nutritive par une pompe allant de la source (autre réservoir) à la valve. La valve s’ouvre quand le réservoir est rempli de la quantité de solution prédéterminée. La valve va se rouvrir quand l’eau du réservoir aura été utilisée. L’eau reste dans le réservoir entre le moment où la valve la laisse entrer jusqu’à ce qu’elle ait été complètement utilisée. La durée pour cela peut varier. Le réservoir ne sera jamais à sec, ce qui est une bonne chose. Cependant, j’ai déjà constaté la présence de prédateurs dans le petit réservoir. L’humidité, la chaleur et l’obscurité sont les conditions idéales pour la prolifération de divers organismes. Le réservoir étant peu profond, il est plus attirant pour les parasites que le réservoir source de la solution nutritive qui lui est trop profond. Ce problème peut être évité par des vérifications préventives du réservoir. Dès que vous y voyez des formes de vie non désirées, videz-le et séchez-le à la main avec un peu d’alcool qui s’évapore rapidement. Vous pouvez également utiliser un insecticide composé d’ingrédients naturels à la place de l’alcool.
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Personnellement, je défends généralement l’arrosage manuel mais comme je ne peux pas toujours être auprès de mes plantes… Je le préfère généralement aux systèmes d’irrigation actifs et hydroponiques. Le système passif à mèches est pour moi le plus proche de l’arrosage manuel et il permet en outre une grande liberté de mouvement qui ne me lie pas à mes plantes.
Vous trouverez également des systèmes passifs dans d’autres endroits que les cultures indoors. Ces pots intelligents qui s’arrosent eux-mêmes sont utilisés dans les serres et en plein air où l’on peut généralement cultiver des plantes plus grandes. Si elles sont à l’extérieur et qu’il pleut, l’irrigation des pots ne changera pas car toute l’eau excédentaire sera évacuée par la valve et la plante ne prend de l’eau du réservoir que quand elle en a besoin. Et vous, que pensez-vous des systèmes passifs? Ca vous tente de les essayer? Vous pouvez commencer par en faire un vous-mêmes avec une mèche et partager avec nous les résultats. Même si vous n’avez jamais essayé, ce n’est pas grave, au moins vous aurez l’info qui vous sera peut-être utile dans le futur.
C’est tout pour aujourd’hui! Vous aurez le plaisir d’en lire d’avantage dans la prochaine édition de votre magazine préféré Soft Secrets.
Text: Mr. José (info@mrjose.eu)

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