La députée Christelle d'Intorni veut sanctionner l’usage de cannabis sur les pistes de ski

Olivier F
13 Feb 2026

Jusqu’où ira le gouvernement pour sanctionner l’usage de cannabis ? Y a t-il des limites à la répression ? Une députée du parti UDR veut sanctionner les skieurs qui consomment des drogues illicites, de l’alcool ou du protoxyde d’azote.


Le cannabis et les sports d’hiver ont souvent été liés. Quel plaisir de dévaler les pistes enneigés après avoir dégusté un joint de cannabis. Mais depuis quelques années, des brigades cynophiles arpentent les principales stations françaises. Les autorités mettent en place des contrôles en haut des remontées mécaniques ou à proximité des bars d’altitude. Ils viennent lâcher les chiens et gâcher la fête. Les personnes interpellés avec du cannabis ou d’autres drogues illicites doivent payer l’amende forfaitaire délictuelle pour usage de stupéfiants qui s’élève à 200 euros ou à150 si elle est payée dans les 2 semaines.

L’alcool, qui est plus dangereux que le cannabis sur les pistes, n’est pas interdit. Mais les choses pourraient changer si la proposition de loi de la députée d'Intorni est adoptée. La pratique du ski sous l’emprise de l’alcool (au dessus d’un certain taux) ou des stupéfiants serait alors interdite. Sur la route, la conduite d’un véhicule, même d'un vélo ou d’une trottinette, après avoir fait usage de drogues, est fortement sanctionnée. Avec la nouvelle loi, le ski serait soumis aux mêmes règles.

La députée Christelle d'Intorni est vice présidente de l’Union des droites pour la république (UDR). Ce parti est dirigé par Eric Ciotti, candidat à la mairie de Nice et ’ancien président des Républicains, qui a choisi de faire alliance avec le Rassemblement National (RN). L’un des principaux objectifs de l’UDR est la lutte contre la consommation de drogues. 

En 2023, la députée Christelle d'Intorni avait déjà déposé une proposition de loi pour augmenter l’amende forfaitaire pour usage de stupéfiants jusqu’à 10 000 euros et 15 000 euros en cas de récidive. Le président Macron aimerait l’augmenter jusqu’à 500 euros. 

La nouvelle loi permettrait de pratiquer des tests salivaires sur les pistes de ski. Si le test est positif, la députée propose des amendes à 135 euros pouvant monter jusqu’à à 9000 euros assortis de 4 années de prison en cas de récidive dans les 5 ans. 

En France, 54 000 personnes ont été blessés et 20 personnes ont perdu la vie l’année dernière suite à des accidents de ski. Des statistiques plus précises ne sont pas disponibles mais la députée estime que l’alcool ou les drogues pourraient être impliqués dans un accident de ski sur quatre. « Ce sont des comportements qui sont extrêmement dangereux. Plusieurs personnes ont été percutées dans mon entourage sur les pistes de ski. Il faut savoir se protéger et protéger les autres », a déclaré Christelle d'Intorni à France 3 Provence Alpes Côte d’Azur.

La proposition de loi pourrait être examiné en juin prochain lors de la niche parlementaire de l’UDR

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Olivier F