Le Medical Cannabis Bike Tour 2014

Ils sont venus de toute l'Europe et même des Etats Unis: de Norvège, d'Espagne, d'Angleterre, d'Allemagne, de France, des Etats Unis, de Slovénie et du Canada. Le Medical Cannabis Bike Tour a pris une dimension vraiment internationale! Il y avait même quatre femmes qui ont boosté les performances masculines. Notre camp de base s'est installé dans la ville de Onda où le cirque du cannabis a passé la nuit dans un hôtel impersonnel la veille du départ. Le soleil printanier espagnol nous assurait un temps agréable. Le seul petit couac était un vent du Nord. Merde, juste la direction dans laquelle nous devions rouler le lendemain. Mais impossible de faire marche arrière: les sponsors qui ont rendu cet événement historique possible comptent sur nous. Tout pour la science!

Ils sont venus de toute l'Europe et même des Etats Unis: de Norvège, d'Espagne, d'Angleterre, d'Allemagne, de France, des Etats Unis, de Slovénie et du Canada. Le Medical Cannabis Bike Tour a pris une dimension vraiment internationale! Il y avait même quatre femmes qui ont boosté les performances masculines. Notre camp de base s'est installé dans la ville de Onda où le cirque du cannabis a passé la nuit dans un hôtel impersonnel la veille du départ. Le soleil printanier espagnol nous assurait un temps agréable. Le seul petit couac était un vent du Nord. Merde, juste la direction dans laquelle nous devions rouler le lendemain. Mais impossible de faire marche arrière: les sponsors qui ont rendu cet événement historique possible comptent sur nous. Tout pour la science!

1ère étape: Onda -Tortosa, 130 km

Nous espérions vraiment partir à l'heure mais la visite à la pizzeria hier soir a un peu débordé. Tout comme notre consommation de bière pour l'occasion. Mais putain, le temps est magnifique, Allons-y pour les 130 kilomètres! Je porte un short de cycliste avec trois protège-slip les uns au-dessus des autres. Vous ne m'entendrez pas me plaindre de mal de fesse à cause de la selle. A 10h30, le peloton quitte Onda. Le paysage plat a gardé les traces de l'hiver. La route nous mène au travers d'étendues de champs de mandariniers et d'amandiers en pleine floraison. L'odeur est enivrante: une aromathérapie sur roues. Après avoir roulé presque 70 Km contre le vent, le déjeuner est un vrai soulagement. Pas des pâtes chaudes comme l'an passé mais du pain et des tas, et des tas de bananes. Alors que nous dévorons nos morceaux de pains, nous apprenons une mauvaise nouvelle: la célébrité cannabique Jorge Cervantes a quitté le Tour! Les freins de sont vélos tout neuf se sont bloqués et ont provoqué la chute du poids plume chevelu deux fois. Avec toutes ces pierres le long de la route, cela aurait pu finir beaucoup plus mal qu'une main enflée et quelques égratignures sur les jambes. On lit la déception sur le visage de Cervantes. Il ressemble à un petit garçon triste dans son habit de cycliste devenu inutile. Hasta la vista Jorge!

2ème étape: Tortosa – Selva del Camp, 118 km

Aujourd'hui, notre destination est Selva del camp, là haut dans les collines. 'Collines' sonne enfantins mais ce n'est certainement pas le cas pour des amateurs comme nous. Qu'importe que le tas de rocs n'est haut que de 800 mètres quand la route vers son sommet est longue de 30 kilomètres? Le peloton s'émiette rapidement et vu du sommet, on dirait des fourmis éparses tachées de jaune et de noir qui se faufilent sur la pente. Les vitesses varient considérablement. Alors que le grimpeur le plus lent avance à la vitesse d'escargot de 7km/h, les premiers arrivés redescendent déjà à du 70 km/h en dépassant même les voitures sur leur passage. Le vent ne se calme pas et quand le soleil disparaît derrière les nuages, il fait terriblement froid. Pendant le déjeuner, Alex notre soigneur nous donnent des morceaux de carton pliés que les quelques filles glissent en dessous de leur maillot. Sexy!

Chouette entraînement?!

On a quelque chose de ridicule: des adultes sans entraînement, fumeurs de beuh et buveurs de bière qui se prennent pour des cyclistes professionnels! Mais une fois que vous posez vos fesses trop lourdes sur la bande étroite d'une selle de vélo de course, vous oubliez très vite que vous n'êtes qu'un poulet prêt à griller comparé aux lévriers du peloton pro. Vêtu d'un habit cycliste peu flatteur, il est assez facile de s'imaginer qu'on est Cancellara, Contador ou Mollema. Sur un vélo de course léger, les hommes deviennent vite des coquelets compétitifs et cela s'applique aussi aux participants du Medical Cannabis Bike Tour. Votre moral descend au fond la culotte quand vous vous faites dépasser et que êtes incapables de suivre. Regardez, voilà encore le Français, Jean-Philippe, sur son vélo cher – et c'est même son vélo de réserve! C'est un 'amateur”, ce qui en cyclisme signifie que vous roulez à une moyenne de 2 Km/h de moins que les professionnels et pour qui 40 Km/h avec le vent de face est vachement lent. Ils roulent plus de 250 Km par semaine. Mais pas de compétition bien sûr pour nous les amants dégénérés du cannabis. “Un chouette entraînement”, ai-je entendu le dire avant. Daan, du coffeshop Dizzy Ducks de Den Hague ne peut pas le croire: “Ce gars vole jusqu'à la montagne sans une seule goutte de sueur…”, nous dit-il dans un mélange d'indignation et de respect juste avant de me laisser en arrière sans aucune chance.

3ème étape: Selva del Camp – Barcelone, 128 Km

Les muscles commencent à être douloureux après deux jours de vélo. Grognons et avec les jambes en compote, nous nous jetons sur le buffet du petit déjeuner. Heureusement, le cannabis soulage également les douleurs musculaires. Luc, le représentant de Paradise Seeds et organisateur du Tour, nous prévient qu'aujourd'hui ça va être l'acide test: les montagnes arrivent! Attendons déjà de voir si on arrive à se lever de la table du petit déj' avant de voir la suite. Les premiers kilomètres ne se passent pas trop mal. Le vent semble s'être calmé et le paysage, après tous ces élevages de porcs, est vraiment idyllique. Nous roulons à travers une nature intacte comme lors des éditions précédentes. Des réservoirs entourés de forêts bruissantes, des villages pittoresques, un ruisseau gazouillant que nous traversons sur une planche bancale. Le ruisseau est traversé à toute vitesse sauf si vous vous appelez Rasta Jan ou Yuri. Une église perdue gaudi-esque sur le bord de la route ajoute une touche psychédélique. Viva España, pardon… Catalunya! Jeroen et moi quittons le déjeuner plus tôt pour prendre un café au bistrot le plus proche. Nous venions juste de nous asseoir quand le peloton jaune-noir en formation rapprochée est passé en vrombissant comme un essaim de guêpes! Le groupe nous a dépassé dans un bourdonnement menaçant de pneus en caoutchouc et de chaînes de vélo bien huilées. Il a disparu derrière le prochain virage avant que nous ayons pu terminer notre café. 

Angoisse atroce

Nous atteignons ensuite le pied du dernier obstacle: le massif de Garraf. Au début, cela ne semblait pas poser de problème mais plus on monte, plus la montée devient difficile. A chaque fois, on pense avoir atteint le sommet mais après chaque lacet, la pente est encore plus raide et plus haute. Même la descente qui devrait normalement être une récompense durement méritée après la grimpée, est diabolique! La route a l'air de s'effondrer verticalement dans un abysse. Sur cette route mal pavée, on voit les noms de Horner, de Valverde et d'autres pros illustres qui sont passés par là avant nous. Chaque pente est suivie d'un virage en épingle qui vous oblige à pratiquement stopper votre vélo. Daan – heureusement sain et sauf – fait une chute alors que Bart d'Organique Earth vient juste d'éviter une collision. Le cyclisme peut devenir une angoisse atroce. Une pierre dissimulée dans un virage peut suffire pour terminer sa vie dans un fauteuil roulant. Mais par-dessus tout, pédaler est une souffrance. Les muscles des cuisses nous brûlent, nos épaules réclament un massage et vous pouvez imaginer ce qu'en disent les fesses pour calmer leur souffrance. Maudissant tout et tout le monde, nous devenons des soldats qui n'ont qu'un seul but: achever le Tour.  

Nous arrivons aux derniers kilomètres! Alors que notre coach mental et mille-pattes Patrick glousse hystériquement dans le mégaphone à partir du bus, nous roulons à la mode militaire à travers des faubourgs de Barcelone. Les passants s'arrêtent surpris et nous crient des encouragements. Des enfants courent derrière nous avec des acclamations. Les personnes âgées se poussent du doigt en souriant quand ils lisent les inscriptions sur nos maillots. Nous faisons joyeusement retentir les sonnettes de nos vélos. Les dix derniers kilomètres sont angoissants car nous naviguons entre les voitures qui émergent de tous les côtés. Enfin, le bâtiment qui abrite le Spannabis apparaît au loin. Nous avons trois jours, 400 kilomètres, 220 bananes, 330 barres de muesli et 100.000 euros de sponsors derrière nous! Le Medical Cannabis Bike Tour est fini. Mission accomplie! 

Merci à tous les sponsors, à nos soigneurs et coach Tim et Christopher, Doc Medique, le comédien du tour et celui qui murmure aux vélos Gérard, Alex et Roos, Patrick, Kees, Luc et Matej! 

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