Cannabis et poumons, mythe ou réalité?

Une histoire d'amour qui commence

L’une des études les plus complètes jamais réalisées sur la consommation de cannabis, dont les résultats ont été publiés mardi 10 janvier, montre que la consommation de joints, même sur une longue période, n’aurait pas de conséquence sur la capacité pulmonaire et pourrait même avoir des effets bénéfiques.

Lancée en 1985, et financée par le gouvernement fédéral, cette étude a suivi durant vingt ans 5.115 hommes et femmes âgés de 18 à 30 ans dans quatre grandes villes américaines, dont plus de la moitié avait en moyenne 25 ans. Il s’agit de la plus large étude jamais menée sur le sujet et permettant de constater les effets du cannabis sur une longue période.
37% de consommateurs

Sur cet échantillon, 37% fumaient du cannabis une fois par semaine, pour une consommation moyenne de 2-3 joints par mois. La plupart consommait en moyenne 9 cigarettes par jour. Enfin, 17% fumaient uniquement du cannabis. Il est à noter que ceux fumant à la fois des cigarettes et des joints avaient tendance à avoir une consommation un peu plus importante de ces deux produits que le reste de l’échantillon.

Durant tout la période de l'étude, les participants ont régulièrement été interrogés sur leur consommation de cannabis et de tabac tout en subissant des examens pulmonaires évaluant les conséquences des deux produits.

Et, sans surprise, au fil des années les fumeurs de cigarettes subissent une perte de leurs capacités pulmonaires, contrairement aux fumeurs de cannabis pour qui la consommation de joint n’aurait que très peu d’effets négatifs, voir des effets positifs. En effet, les participants fumant du cannabis rarement ou de manière modérée, ont affiché une amélioration de leurs capacités pulmonaires à deux tests.

Cette amélioration disparaît pour les participants fumant plus de 20 joints par mois, ces derniers présentant des résultats identiques à ceux de non-fumeurs. Ces résultats varient en fonction de la fréquence et la longévité de la consommation mais, par exemple, pour ceux qui ont fumé un joint par jour pendant sept ans ou un par semaine durant vingt ans, les tests n'ont également révélé aucune détérioration de la fonction des poumons. Une dégradation n’a été constatée que pour les personnes ayant une consommation régulière importante et sur une longue période.
Appel à “la modération”

Les auteurs précisent cependant qu’ils ne disposent que de très peu de données sur les très gros fumeurs et appellent donc à “la modération”. De plus, la plupart des participants n’ayant pas atteint un âge suffisant pour juger des risques de cancer des poumons, l’étude insiste sur le fait que ce danger ne peut être écarté.

L’étude conclut : “La marijuana peut avoir des effets bénéfiques sur le contrôle de la douleur, l’appétit, l’humeur, et la gestion d’autres symptômes chroniques. Nos résultats suggèrent qu’un usage occasionnel de la marijuana dans ces buts, ou pour d’autres, peut ne pas être associé à des conséquences défavorables sur les fonctions pulmonaires. Il est plus difficile d’estimer les effets potentiels d’un usage lourd et régulier, car ce type d’utilisation est relativement rare dans notre échantillon d’étude. Quoiqu’il en soit, nos résultats suggèrent bien un déclin rapide des fonctions pulmonaires en cas d’usage lourd et la marijuana implique une besoin de précaution et de modération.”

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