Le Bike Medical Tour 2013

Soft Secrets
27 Jul 2013

Quand on pense au tour de force que peut représenter une grande épreuve internationale pour des cyclistes professionnels, on ne peut qu'admirer ce qu'ont été capables de faire quinze cyclistes amateurs sur le Medical Bike Tour 2013, la course par étapes de trois jours à travers les paysages montagneux et sauvages d'Espagne. Avec une énorme force de volonté, ils se sont dépassés et ont collecté 50.000 euros qui seront dévolus à la recherche sur le cannabis médical.


Quand on pense au tour de force que peut représenter une grande épreuve internationale pour des cyclistes professionnels, on ne peut qu'admirer ce qu'ont été capables de faire quinze cyclistes amateurs sur le Medical Bike Tour 2013, la course par étapes de trois jours à travers les paysages montagneux et sauvages d'Espagne. Avec une énorme force de volonté, ils se sont dépassés et ont collecté 50.000 euros qui seront dévolus à la recherche sur le cannabis médical.

Quand on pense au tour de force que peut représenter une grande épreuve internationale pour des cyclistes professionnels, on ne peut qu’admirer ce qu’ont été capables de faire quinze cyclistes amateurs sur le Medical Bike Tour 2013, la course par étapes de trois jours à travers les paysages montagneux et sauvages d’Espagne. Avec une énorme force de volonté, ils se sont dépassés et ont collecté 50.000 euros qui seront dévolus à la recherche sur le cannabis médical.

Présentation de l’équipe avant le départ de Budia.
Nous avons vraiment beaucoup de chance. Lorsque nous atterrissons à Madrid le 14 avril, l’Espagne pousse un soupir de soulagement : l’hiver a été très long, mais le jour de notre arrivée le soleil est au rendez-vous et les températures dépassent rapidement les 25°C.

Après avoir dormi à Madrid, une navette de la Paradise Seeds passe nous prendre devant notre hôtel pour un court trajet jusqu’au point de départ qui se situe à Budia, un petit bourg de 150 habitants. Les bicyclettes sont exposées et admirées par les fans de cyclisme, comme le veut la tradition. On en voit de toutes les couleurs : des VTT robustes aux vieux vélos en acier, jusqu’à ceux en fibre d’aluminium et en alliage de carbone. Sans parler des tenues… Il y a de quoi s’amuser ! Nous sommes vraiment impressionnés par les tenues des cyclistes sponsorisés par des noms importants du monde du cannabis. C’est vraiment incroyable !

L’équipe se compose d’un groupe varié de quinze cyclistes : un Autrichien, l’homme d’acier Harry, du growshop Bushdoctor, quatre Slovènes indestructibles, et deux jeunes Hollandaises, qui donneront du fil à retordre à de nombreux hommes, surtout dans les côtes. Le plus jeune cycliste, une révélation dans les côtes, est Zanur, 17 ans seulement et fils de Luc de Paradise Seeds. Peter a soixante-neuf ans et est le doyen du peloton, mais pas le plus faible, loin de là. L’assistance sanitaire est confiée à deux Britanniques, qui étudient, avec beaucoup d’empathie et de talent, les effets positifs de l’utilisation du cannabis dans la pratique d’un sport. Les voitures suiveuses sont conduites par Alex, toujours joyeux et souriant, qui vient de La Haye, surnommé « Happy Smile » et par Roos, sans oublier l’irremplaçable Patrick, alias Ali Baba.

Sur le parcours

Les paysages merveilleux du parcours compensent largement la renonciation.
La grimpeuse Roos se place en tête du peloton dès le début de la deuxième étape.

Après notre départ de Budia pour la première étape du tour de 125 km, des accords se tissent entre les cyclistes qui se sentent plus ou moins dans le même état de forme physique, ou bien entre ceux qui ont une préférence naturelle pour les côtes ou les descentes. Dans les phases initiales de la course, en côte, les cyclistes semblent avoir besoin d’une bouteille d’oxygène pour avancer, mais dès la deuxième étape ils parviennent à affronter les côtes beaucoup plus facilement. L’équipe se fractionne régulièrement, une première fois à cause de la côte trop raide, une autre fois à cause des descentes vertigineuses qui mettent en difficulté même les voitures suiveuses. Mais heureusement, nous nous regroupons à chaque fois. Si quelqu’un a un problème mécanique, à cause d’une crevaison ou d’un saut de chaîne, il y en a toujours un qui s’arrête pour donner un coup de main, même si la tentation de continuer à chasser la tête de la course pour ne pas perdre de temps est parfois grande.

Nous avons la chance de dormir dans des appartements très confortables, deux par chambre, comme de véritables cyclistes. Les lits sont douillets et les douches sont chaudes. Le rythme de vie espagnol, auquel nous ne sommes pas vraiment habitués, nous bouleverse dès les premiers jours. À cinq heures de l’après-midi nous pédalons encore et à dix heures du soir nous sommes encore à table : nous n’avons pas le choix et nous partons nous coucher le ventre plein – ce qui comporte un déficit du sommeil, donc un repos insuffisant, sans oublier Patrick qui nous réveille à sept heures du matin avec son mégaphone. Malheureusement, la deuxième étape du Biketour MC a été marquée par des accidents : trois coureurs ont chuté dans un virage sur un chemin de terre, heureusement sans gravité, quelques abrasions seulement, même si Jaka aura été plus malchanceux et aura dû se rendre à l’hôpital pour contrôler d’éventuelles fractures, mais heureusement rien de grave pour lui non plus.

Dopage

Le peloton plonge encore dans une autre vallée.

On sait bien, par exemple, que ceux qui pratiquent la course à pied régulièrement peuvent ressentir un état d’euphorie. Mais que cela puisse se produire dans le cyclisme, personne n’en parle. En courant jour après jour, on s’aperçoit que le seuil de la douleur augmente toujours plus, ce qui est vraiment une chose phénoménale. On sait bien que des substances dopantes sont utilisées pendant le Biketour MC, même si cela se limite au cannabis. Jan, par exemple, un jeune Slovène très gentil, surnommé « l’homme rasta » et « le maigre » par ses coéquipiers, je le considère un peu comme la mascotte du peloton. Il ne porte même pas le casque : il possède une collection de casquettes jamaïcaines et il dit que ça lui suffit. Pendant l’un des rares parcours en plaine, il me raconte qu’il fait beaucoup de sport et qu’il fume toujours, même quand il fait du sport. Il me raconte qu’il joue au foot avec des amis et qu’avant de jouer ils fument toujours un joint tous ensemble et qu’ils sont vraiment invincibles pendant le match. Il dit même qu’ils se sentent télépathes et qu’ils sont vraiment en harmonie entre eux. On le voit même grimper les côtes sur son vélo aux pneus larges avec un joint dans la bouche. De même, les trois participants de La Haye qui représentent et défendent le titre de Dizzy Duck, allument régulièrement un joint. Mais j’avoue que les participants le font de moins en moins.

Chair de poule et larmes 

La remise symbolique du chèque géant de 50.000 euros.
Le jour du départ, nous sommes salués par une foule d’étudiants très enthousiastes, qui nous ont vraiment fait venir la chair de poule ! Une expérience unique !

La seule Espagnole, Barbara, qui a décidé de participer sur les 30 derniers kilomètres de l’avant-dernière étape, ne parvient pas à tenir le rythme et doit s’adapter : elle suivra le reste de la course à son propre rythme, mais passera bizarrement la ligne d’arrivée de Valence en première position.

Je me rends compte de l’émotion de certains coureurs quand leur équipe atteint la périphérie de Valence. J’ai moi aussi du mal à cacher mes larmes et mon émotion, comme si nous étions des guerriers mythologiques qui rentrent victorieux et orgueilleux dans leur forteresse après une dure bataille : ce que nous sommes parvenus à faire ces trois derniers jours n’est pas à la portée de tout le monde, mais nous ne nous laissons pas gagner par les émotions. Les plus audacieux, les plus forts du peloton, veulent montrer aux autres qu’il leur reste encore des forces et relancent durement la course. Malgré un vent contraire très fort, ils roulent à plus de 40 km/h vers la Méditerranée. Je fais de mon mieux, mais je n’arrive pas à revenir sur le groupe de tête. Nous nous revoyons seulement peu avant le centre-ville. Nous arrivons vers dix-sept heures près du centre des expositions où nous attend un comité d’accueil très chaleureux. Mission accomplie !

Pour tous les participants, cyclistes et assistants, le Biketour MC a certainement été une aventure chaleureuse et inoubliable. Nous souhaitons remercier les nombreux sponsors grâce auxquels les leaders ont pu remettre au professeur espagnol Guillermo Valesco un chèque de 50.000 euros. Notre fatigue n’est pas vaine et c’est la cerise sur le gâteau d’une expérience vraiment inoubliable. Espérons que la troisième édition de la course soit encore plus animée et que les participants soient encore plus nombreux !

Nous remercions : Sweet Seeds Royal Queen Seeds Advanced Nutrients pour les sponsors de base, les sponsors Club 100 et merci aussi à tous les sponsors anonymes.

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