Reproduction sexuée

La multiplication sexuée est le processus par lequel des cellules mâles et femelles (gamètes) de parents différents s’unissent dans la plante femelle pour former ce qui va éventuellement devenir un nouvel individu génétiquement distinct. Ce processus a lieu lorsque le pollen d’un parent mâle (étamine) rencontre un ovule dans l’ovaire d’une fleur femelle pour créer un embryon. Cet embryon deviendra une graine quand il sera mûr et complètement développé.
Dans la nature, le cannabis est pollinisé par le vent. Les fleurs mâles abritent du pollen (déhiscence) et en dispersent des millions de grains dans le vent. Le vent porte le pollen avec l'”espoir” d’une rendez-vous et de la rencontre avec un stigmate femelle.
Reproduction sexuée 1
La pollinisation a lieu quand les grains de pollen atterrissent sur un stigmate femelle. L’attraction évolutive est tant physique que chimique. Le grain de pollen va germer dans l’humidité qui se trouve dans le stigmate. Ceci est la meilleure partie: un grain de pollen germe tout comme une graine, en envoyant une racine pivot vers le bas mais au lieu de l’envoyer dans le sol, le grain de pollen l’envoie au travers du stigmate vers l’ovaire. Une fois réunit avec l’ovaire, le pollen fertilise l’ovule. Cette union créé un embryon qui se développe dans la cosse de la graine. Quand il est mûr après 4 à 6 semaines, la graine peut être plantée.
La fertilisation a lieu quand le minuscule grain de pollen colle au stigmate. Il développe alors un tube au travers du stylet et libère deux gamètes, 1 pour fertiliser l’ovule et 1 pour fertiliser l’endosperme (double fertilisation). Les graines sont le résultats de cette reproduction sexuée et contiennent les caractéristiques génétiques des deux parents. Une fois fertilisée avec le pollen mâle, les plantes femelles vont mettre la plus grande partie de leur énergie dans la production de graines vigoureuses et viables.
La fertilisation a en fait lieu à la minute où la graine de pollen mâle se colle au stigmate. L’angiosperme du grain de pollen qui a réussi cela (gamétophyte) contient les gamètes mâles (sperme) est transporté au stigmate où il va germer et son tube de pollen va se développer vers le style de l’ovaire. Ses deux gamètes vont descendre dans le tube où le gamétophyte contenant les gamètes femelles. Un noyau fusionne avec le corps central pour produire des tissus d’endosperme et l’autre avec l’ovule pour produire l’embryon, c’est pourquoi on parle de double fertilisation.
Reproduction sexuée 2
Le gros plan d’un stigmate femelle montre qu’aucune glande de résine ne se trouve sur sa longueur. L’excroissance bien définie apparait comme un duvet sur la tige du stigmate. Le stigmate est la version végétale du vagin. Il est couvert de fluide qui agit comme de la colle quand un grain de pollen atterrit dessus. Ce fluide est rempli de sucres qui serviront de nourriture au pollen. Une fois en place, les grains de pollen commencent à développer une nouveau “tube de pollen”, un long tunnel qui pousse au travers des tissus du stylet jusqu’à l’ovule où il va fusionner avec les cellules de l’œuf pour créer un bébé plante. Les ovules passent au travers d’une série d’étapes connues sous le nom de méiose, une sorte de division cellulaire par laquelle les cellules se dupliquent en deux cellules sœurs génétiquement identiques. Les chromosomes du noyau des cellules se séparent en 2 sets de chromosomes avec chacun son propre noyau.
L’acide désoxyribonucléique (ADN) ou “matière génétique” s’enroule en de longues chaines ou chromosomes. L’ADN est situé à l’intérieur du noyau de chaque cellule. Quand le cannabis est pollinisé, chaque graine individuelle hérite des 10 chromosomes différents du mâles et des 10 chromosomes différents de la mère – 20 chromosomes au total. Chaque graine a deux copies de chacun des dix chromosomes ou un génome complet chacun. Il y a 2 copies de chaque gène dans la plante, 1 de la mère et 1 du père. Chaque cellule de la plante a une copie de cet ADN unique. Le code génétique de cet individu unique est enfoncé dans un lieu spécifique sur la longueur du collier de chromosomes.
Reproduction sexuée 3
Chaque graine contient des gènes des deux parents. La progéniture venant d’une graine a généralement des traits légèrement différents que les autres plantes venant d’un même lot de graines. La même chose se passe chez les humains: les enfants biologiques sont différents les uns des autres dans de nombreux aspects et en même temps, ils ressemblent à leurs parents. Dans le cannabis, la variabilité est marquée, comme pour les pommes. La reproduction sexuelle est utilisée pour croiser divers individus avec une population ou une famille de plantes. On peut également l’utiliser pour hybrider des lignées non apparentées ou avec leurs propres descendants. Ce phénomène, la “recombinaison des traits” permet également aux breeders de récupérer des individus par la combinaison de caractéristiques positives des deux lignées parentales.
• Les gènes sont les unités héréditaires qui consistent en une séquence d’ADN qui réside à un endroit précis sur un chromosomes et détermine une caractéristique spécifique du cannabis. De petits bouts d’ADN sont des codes ou des templates pour les portéines.
• Les protéines sont faites d’une séquence d’ADN. Comme des instructions d’une recette pour faire des brownies, l’ADN et la séquence de protéines est la recette ou les instructions.
Deux versions de la même protéine de deux gènes différents est mieux que juste une, surtout si la protéine joue un rôle vital dans la production de cannabinoïde. Cet effet s’appelle la “surdominance”. Par exemple, s’il y a deux protéines différents qui fonctionnent bien toutes les deux mais dont une est un peu meilleur dans les chaleurs plus fortes et l’autre plutôt dans le frais, avoir deux versions de la même protéine donne à la plante une rangée plus large de climats qui lui permettront d’être productive.
Reproduction sexuée 4
La majorité de l’ADN est le même. Il s’agit de processus cellulaires de base, de photosynthèse, de production de chlorophylle, etc. Certains gènes ou une combinaison de gènes contrôlent les variables telles que la taille, la forme des feuilles, l’odeur et la résistance aux maladies. Mais on ne sait pas exactement quel gène est responsable d’une caractéristique spécifique même si le génome du cannabis a été cartographié. Ces caractéristiques sont influencé par des familles multigènes (un groupe de gènes qui évolue pour devenir légèrement différent des autres même si au début, il s’agissait d’une copie du même gène). Connaitre le gène nominatif rendrait plus facile de trouver des plantes individuelles avec les caractéristiques qu’on recherche. Mais des gènes isolés contrôlant des caractéristiques du cannabis n’ont jamais été identifiés ni bien étudiés.
Les caractéristiques multigènes permettent de régler minutieusement vos caractéristiques préférées. Par exemple, un seul gène qui contrôle que la taille des feuilles ne donnera que deux tailles de feuilles, des grandes et des petites. De nombreux gènes qui influencent le même trait vont donner des tailles de feuille différentes.
La mutation de gènes de cannabis qui apparait naturellement est peu courant. Il y a des gènes anormaux qui sont des mutations de gènes normaux. Quand un gène mutant se combine avec un gène normal, il n’y a pas d’effet nuisible mais quand deux gènes mutants sont réunis, les résultat est très différent. Par exemple, chez les humains et les animaux, le nombre d’albinos et de nains est minimes. La même chose vaut pour le cannabis. La culture de grandes quantités de cannabis ou les conditions de stress ainsi que les produits chimiques peuvent provoquer des mutations. Globalement, la plupart des plantes de cannabis poussent normalement sans mutation. De nombreux gènes différents contrôlent les traits recherchés qui nous importent. Les gènes récessifs brisés ne jouent pas un rôle important dans la plupart des programmes de breeding.
Gènes récessifs délétères: les plantes les plus susceptibles d’avoir le même risque de mutation sont soit croisés en consanguinité. Si vous marriez votre sœurs, les gènes consanguins vont prendre le dessus et peuvent provoquer toute sorte de problèmes car des gènes récessifs peuvent apparaitre.
Ceci est un extrait du chapitre 25 “Breeding” de la Cannabis Encyclopedia (596 pages, + de 2.000+ illustrations en couleurs, grand format A4) de Jorge Cervantes, disponible partout en anglais. L’édition espagnole sera disponible en automne 2017. Pour plus d’informations, visistez le site de Jorge: www.marijuanagrowing.com.

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