Breeders et conservateurs de landraces

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Interview d’Aladdin et Iznogood

Version longue de l’interview publiée dans le journal Soft Secrets France N°2-2020

Le terme landrace désigne les variétés de cannabis historiques. Ces génétiques présentes dans différentes régions du globe se sont adaptées au fil du temps, aux climats et aux environements spécifiques pour développer des caractéristiques organoleptiques uniques. Aladdin et Iznogood font partie du collectif de breeders Khalifa Genetics et sont spécialisés dans le breeding et la préservation des landraces.

SSFR : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Iznogood : Grand passionné de culture guérilla, j’ai fait des études d’horticulture et de protection des cultures et développement durable. Niveau expérience professionnelle, 6 ans de maraichage. Ma rencontre avec le cannabis s’est faite à 16 ans lors d’un weekend entre potes. Ensuite, a suivi unee année de grosse consommation de hash pourri.. Puis, un jour, j’écoutais Nate Dogg dire “smoke weed everyday” et je me suis dit, bon, la seule solution c’est de la faire pousser ! S’en est suivi une année d’expériences en inté puis, le début de ma carrière de guérilla de 12 ans aujourd’hui.

Aladdin : J’ai une grande passion pour les plantes et la nature depuis je suis tout petit. À mes 14-15 ans, l’idée de faire pousser du cannabis m’est venue de façon naturelle car toutes les plantes me passionnent. Puis, en découvrant toutes ces senteurs, couleurs et effets, je suis tombé amoureux de cette plante pleine de surprises. À mes 16 ans, alors que je me rendais a mon spot de guérilla, je suis tombé nez a nez avec un autre grower qui avait un spot juste a coté du mien. Ce grower n’était autre qu’Iznogood !

Pourquoi vous êtes-vous lancés dans le travail de breeder ?

Izno : J’ai commencé le breeding dans l’idée de créer des variétés adaptées aux conditions de culture guérilla, semi-urbaine avec fin de saison difficile niveau pluie et humidité. Le breeding est dans un objectif de culture extérieure, donc, la plupart des sélections sont réalisées en exté. Certains tests sont réalisés en inté pour être sur de bien déceler les hermas. Mais mon objectif final est toujours la résistance naturelle aux insectes et maladies, ainsi que la précocité (et non pas la rapidité à fleurir qui est différente)

Aladdin : Outre cette passion de toujours pour les plantes et la nature, deux raisons principales :
1) Les polyhybrides modernes ont un pool génétique très restreint, ce qui fait qu’ils ont tous des effets et des arômes plus ou moins similaires. On a donc eu l’idée de revenir a la source afin de retrouver des gouts et effets complètement uniques en utilisant les landraces pour créer de nouvelles variétés exceptionnelles.
2) L’envie de passer le temps nécessaire à créer des souches stables a la fois sexuellement et génétiquement. Créer des variétés que les cannabiculteurs peuvent prendre plaisir à faire pousser sans se soucier des hermaphrodites ou d’avoir 5 phénos différents sur 10 graines dont seulement 1 correspond a la description du breeder.

Qui sont les personnes qui composent le collectif ?

Shani Khalifa, breedeuse française et designer, Iznogood Khalifa, breeder français, spécialiste dans la création de variétés précoces, résistantes au froid et à la mosissure, Aladdin Khalifa, breeder français et fondateur de Khalifa Genetics, spécialiste des sativas tropicales et de la stabilisation de profiles de terpènes hors du commun et El Rifi, breeder français, spécialiste des plantes a hash.

Beldia marocaine en fin de floraison le 12 aôut.

Qu’est-ce qui différencie Khalifa Genetics des autres banques de graines ?

Aladdin : Le fait d’offrir des graines de variétés uniques en terme d’effets et de terpènes, élaborées a base de landraces ainsi que la préservation des cultivars ancestraux aujourd’hui menacés.

Dans quel pays votre banque de graines est-elle basée ?

Aladdin : L’équipe Khalifa Genetics est présente dans plusieurs pays d’Europe

Que signifie le nom Khalifa Genetics ?

Aladdin : C’est un nom porté par mes ancêtres depuis des centaines d’années. Il s’est perdu au fil du temps par peur du racisme. Comme ce nom semblait être tabou, de même que notre chère plante médicinale, j’ai décidé de rendre hommage a mes ancêtres.

Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs l’intérêt de conserver des variétés landraces ?

Les landraces, ou variétés locales ont été façonnées au fil des siècles, voir des millénaires, par certains climats, types de sols, et surtout par les sélections des agriculteurs. Chaque landrace possède un profile de cannabinoïdes et de terpènes uniques. Certaines pourraient détenir des propriétés médicinales exceptionnelles, d’autres ont des caractéristiques uniques comme de faibles besoins en eau, une floraison semi-automatique, résistance au froid…etc. Ou bien des arômes et effets hors du commun. Quoi qu’il en soit, les landraces font partie de notre héritage humain et cela serait une tragédie qu’elles disparaissent. Malheureusement, certaines ont déjà disparu à jamais.

Par exemple, au Maroc, les nouvelles variétés hybrides des banques de graines permettent d’augmenter le rendement et la puissance. Quel est l’intérêt pour les cultivateurs marocains de continuer à cultiver la variété historique ?

La variété traditionelle Marocaine, la Beldia, n’est pas la plus forte en THC mais son goût de miel de fleur mentholé et ses effets cérébraux sont uniques. Dès que l’on sort du schéma de marché noir du à la prohibition, le taux de THC n’est plus le critère principal de qualité. De même que les amoureux de hash Mazari ou de Libanais rouge recherchent l’authentique Milk of Mazar ou Libanais rouge , les amateurs de hash marocain ne veulent pas aller au Maroc pour gouter a du hash de « Gelato Cookie » mais bel et bien pour déguster le vrai hashish blond chocolaté marocain. De plus, les variétés hybrides modernes consomment 3 a 5 fois plus d’eau et d’engrais que la Beldia marocaine traditionnelle, qui s’est parfaitement adaptée au climat aride du Maroc au fil des siècles. À cause de cela, les cultivateurs Marocains épuisent leurs réserves d’eau et utilisent des engrais NPK chimiques en masse. Il est probable que le Rif se dirige droit vers une catastrophe écologique. Beaucoup disent que les marocains produisent aujourd’hui un hashish de « meilleure » qualité mais c’est principalement parce qu’ils ont dû moderniser leurs techniques en réponse à la concurrence internationale. Les nouvelles variétés hybrides permettent aux marocains de faire plus de profit à court terme mais dans un marché plus légal ils auront tout intérêt à préserver la Beldia.

Beldia marocaine en intérieur.

Utilisez-vous des techniques de breeding particulières ?

Aladdin : Le « Selfing » est intéressant pour repérer les gènes dominants et récessifs de certaines plantes. Le «Back Crossing» ou «BX» permet de renforcer certains traits observés sur un phénotype particulier, mais, ce que l’on utilise le plus est le «Line breeding». C’est-à-dire sélectionner certaines plantes selon des critères bien spécifiques et faire des graines entre frères et sœurs. Ensuite, on répète le même procédé en gardant les mêmes critères pendant plusieurs générations jusqu’à ce que ces traits deviennent constants. Par exemple, quand toutes les plantes on le même arôme d’épices indiennes. Le line breeding permet la création de variétés stables (IBL).

Combien de temps vous faut-il pour créer une variété ?

Aladdin : Cela varie grandement selon les plantes que l’on utilise au départ. Les Landraces sont plus stables génétiquement mais il faut diminuer l’hermaphrodisme. Les hybrides sont généralement plus stables sexuellement mais plus long à stabiliser génétiquement. En enchaînant les générations en intérieur, on peut arriver à créer une nouvelle variété en un peu moins de 3 ans au mieux.

Où trouvez-vous les graines ou les clones pour créer de nouvelles variétés ?

Aladdin : On travaille soit avec des graines que l’on a collecté nous même dans certains pays, soit avec des graines que l’on a échangé avec d’autres passionnés. La communauté du cannabis est pleine de cultivateurs et de « strain hunters » passionnés prêts à échanger des graines.

Sativa indienne de la vallée de Kullu.

Combien de variétés avez-vous créé ou conservé jusqu’à présent ?

Aladdin : Nous avons une belle collection de graines de landraces mais nous n’avons pas assez d’espace de culture ni de cultivateurs pour assurer toutes ces reproductions. Selon notre vision des choses, une variété ne peut être préservée qu’en rendent les graines disponibles a la communauté. Un petit groupe de personnes ne peut pas préserver une variété à eux seuls car la vie humaine est courte et pleine d’imprévus. C’est pourquoi nous n’avons pu préserver, pour l’instant, que les 7 cultivars qui sont en vente sur notre site.

Avez-vous seulement conservé des variétés landraces ou avez-vous également créé des cross totalement nouveaux ?

Aladdin : Notre équipe travaille depuis plusieurs années a l’élaboration de nos premières variétés travaillées. Cependant, vu que l’on ne veut offrir que des cross super stables et de qualité (IBL ou True F1), les tous premiers hybrides de Khalifa Genetics ne seront disponibles que dans quelques mois.

Que pensez-vous des variétés auto-florissantes ?

Aladdin : Je pense que les autos ont une énorme utilité pour tous les cultivateurs d’extérieur qui vivent dans des climats froids où l’été est court. Elles sont aussi très judicieuses pour remplir les petits espaces inoccupés dans les placos de croissance. En intérieur, par contre, je pense que d’un point de vue économie d’énergie, il est plus intéressant de faire pousser des non-autos directement en 12/12 que des autos sous 18/6. On peut garder des clones ou les régénérer et le rendement sera aussi bon. Cependant, les autos sont de plus en plus performantes chaque année et elles sont aujourd’hui aussi bien que les photos/non autos niveau qualité et rendement.

Produisez-vous toutes les graines vous-mêmes ou faites-vous appel à des sous-traitants ?

Aladdin : On se répartie la production de graines entre les différents breeders de l’équipe. Pour la préservation des landraces, les pollinisations ouvertes contrôlées requièrent une grosse expérience. Il faut avoir une attention constante afin d’éliminer tous les hermaphrodites dès qu’ils se révèlent et aussi stresser les plantes pour les faire se dévoiler, dans le but de ne récolter que les graines provenant des femelles stables sexuellement.

Pollinisation naturelle ou vous conservez le pollen ?

Aladdin : Nous aimons polliniser tôt dans le cycle de floraison, afin d’avoir la meilleure qualité de graines possible. Cette technique donne de belle graines mais en plus faible quantité. Par conséquent, on utilise du pollen frais pour garantir le plus haut taux de réussite. Même si on peut conserver le pollen, la viabilité décline toujours avec le temps.

Produisez-vous uniquement des régulières ou également des féminisées ?

Aladdin: Pour la préservation des landraces on met l’accent sur les graines régulières. Pour les futurs hybrides, nous proposerons surtout des féminisées mais aussi des graines régulières.

Nombre de graines produites par chaque plante ?

Aladdin : Cela varie grandement selon les variétés et leurs tailles. Avec les sessions de préservation des anciens cultivars, chaque plante produit en moyenne 50 a 120 graines. Si l’on produit des graines d’un de nos cross, chaque plante donnera environ 150 a 400 graines.

Quelles sont les variétés actuellement disponibles ?

Izno : Pour l’instant nous proposons 7 landraces différentes. La Beldia Marocaine, un cultivar du nord du Laos, une Hashplant afghane de Sheberghan, 3 souches de sativa indiennes et une variété ruderalis presque sauvage de Sibérie. Dans peu de temps, nous offrirons également la Persian Prince (UK Cheese IBL X Uzbek Landrace IBL) et la Iznokush (Old Afghan x Erdpurt).

Persian Prince, la nouvelle variété hybride de Khalifa Genetics.

Dans quel pays vendez-vous le plus de graines ?

Aladdin : L’Amérique du Nord a un intérêt bien plus grand pour les anciens cultivars que l’Europe. En Europe, la tendance est encore axée sur les polyhybrides américains. Nous ne pouvons malheureusement pas vendre directement aux États-Unis alors nous sommes a la recherche d’un partenaire sérieux dans le but de pouvoir vendre nos graines là-bas. Pour l’instant, les pays ou l’on vend le plus de graines sont la France, puis l’Angleterre.

Quelle est votre variété la plus vendue ?

Izno : La Beldia marocaine. Il y a beaucoup de nostalgiques du hash marocain a l’ancienne qui s’intéressent a la Beldia.

Techniques de culture ?

Izno : Extérieur guérilla, préparation des spots a l’automne avec apport de fumier et paillage avec ce qu’il y a de disponible : souvent feuilles mortes, parfois foin ou paille si présent prêt des spots. Ensuite plantation le plus tôt possible (autour de début avril) pour permettre a chaque plante de développer des racines profondes qui résisteront aux épisodes de sécheresse. Ensuite, apport si besoin de sang séché/guano/corne broyé. Récupération d’eau de pluie ou prélèvement en ruisseaux en fonction des spots. Mais arrosage vraiment seulement si gros gros épisode de sécheresse. L’objectif étant toujours de révéler les aptitudes propres à chaque plante à se débrouiller seule.

Aladdin : Toute notre production de graines est 100 % organique/bio. Bien entendu, le breeding se passe en intérieur. En indoor, pas de risque de contamination des plantes par un pollen venu d’ailleurs et surtout les hermaphrodites se révèlent beaucoup plus. En effet il est très rare de voir des plantes virer hermas en extérieur. Même les plantes qui sont fortement hermaphrodites en intérieur. C’est pourquoi on peut faire des sélections de phénos en extérieur, mais on les teste toujours en intérieur pour s’assurer de leur stabilité sexuelle.

Balkh Hashplant.

Type d’éclairage ?

Aladdin : On utilise des HPS 600w « Double-ended » avec réflecteurs adjust-A-Wing, le tout monté sur des light rails/light movers afin d’optimiser notre consommation d’électricité et de mimiquer au mieux un ensoleillement naturel.

Type de substrat ?

Aladdin : On utilise du light mix bio, du lombricompost et du guano. J’ai remarqué que produire des graines avec des méthodes naturelles donne des graines plus solides, plus saines et qui se conservent mieux.

Engrais et additifs utilisés ?

Aladdin : On utilise Mammoth P pour stimuler la vie bactérienne dans le substrat. Pas besoin d’engrais en croissance, le guano suffit largement. En mi-fin de floraison, on utilise des doses légères d’Alga Bloom.

Sur votre site, vous parlez des « crazy sativas ». Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs de quoi il s’agit ?

Aladdin : Les « crazy sativas » ou « sativas folles » sont les sativas qui stretchent de façon phénoménale. Quand on les passe en floraison, elles s’étirent parfois pendant plus de 10 semaines avant de vraiment commencer leur floraison. C’est le cas surtout des sativas tropicales comme la Haze ou les landraces du sud de l’Inde. Il est possible de les cultiver en intérieur mais il faut pour cela employer une technique de culture entièrement différente. On commence avec des petits pots, on utilise une lampe a fort spectre bleu pendant toute la durée du stretch, on les pince et on les taille souvent… Le but du jeu est de minimiser le stretch le plus possible. En d’autres mots, de dompter les crazy sativas.

Landrace du village de Rasol après 86 jours de floraison.

Le breeding de landraces est-il techniquement différent du breeding classique ?

Aladdin : La préservation est très différente du breeding. Faire du breeding avec des landraces est difficile car il faut avant tout diminuer l’hermaphrodisme. Cependant, les landraces sont plus stables génétiquement que la plupart des hybrides. Avec les landraces, on arrive parfois à stabiliser une lignée (IBL) en « seulement » 4 a 6 générations contre 6 a 10 pour la plupart des hybrides.

Peut-on considérer ces landraces comme des variétés en voie de disparition ?

Aladdin : Toutes les landraces ne sont pas en voie de disparition. Plus elles setrouvent dans un lieu reculé et coupé du monde moderne, plus elles sont préservées. Les landraces d’Afghanistan, du Cachemire ou de certains coins du Népal ne sont pas encore en voie de disparition. Cela étant dit, il suffit d’une génération pour anéantir des cultivars ancestraux. Un champ d’hybrides qui lâchent leur pollen dans la vallée et le tour est joué… Il suffit donc d’un rien pour les faire disparaître. Les landraces d’Amérique centrale, des Caraïbes et du Maroc ont déjà presque toutes disparu.

Faut il prévoir des conditions spécifiques pour cultiver vos variétés en indoor ?

Izno: Les plantes a hash d’Afghanistan et du Maroc se cultivent facilement en intérieur comme n’importe quel hybride moderne. Pour les « Crazy Sativas », il faut prévoir une Lampe MH ou une LED riche en spectre bleu pour toute la durée du stretch et un cycle de lumière avec 11 heures de jour pour 13 heures d’obscurité au lieu du 12/12 classique.

Est-il possible de cultiver vos variétés en extérieur avec le climat français ?

Izno : Il est tout à fait possible de cultiver La Beldia, la Rasol, la sibérienne et la Sheberghan, en extérieur en France et dans le sud, celle du Laos ainsi que la Kullu. Nous allons sortir de plus en plus de variétés travaillées pour cela.

Avez-vous déjà pratiqué des tests de terpènes et cannabinoïdes ?

Aladdin : Les tests coutent cher et nous avons un petit budget mais nous avons fait tester plusieurs landraces. La plante avec le plus haut THC que l’on a testé dépassait les 21 % de THC. Cependant, c’était loin d’être la plus forte niveau effet. La Kullu indienne qui tourne autour des 10-11% de THC est l’une des variétés les plus fortes que je n’ai jamais fumé. Il y a beaucoup de cannabinoïdes et de terpènes qui influencent la puissance de l’effet. Le THC seul ne veut rien dire.

A titre personnel, quelle est ta variété préférée dans votre catalogue ?

Aladdin : C’est impossible a dire car elles ont chacune des particularités très intéressantes. Cependant, si je ne pouvais en préserver qu’une seule, je choisirais la Beldia marocaine pour sa précocité extrême et ses effets cérébraux très plaisants.

Et ta variété préférée en général ?

Aladdin : Sans parler de landrace, j’aime beaucoup la vielle Skunk#1 de Californie avec sa forte odeur « Road Kill » et ses effets bien équilibrés.

Que pensez-vous du travail des breeders et des cultivateurs français ?

Aladdin : Je pense que la majorité font du travail super sérieux et travaillent sur des variétés uniques au lieu de suivre les tendances mondiales. Je pense notamment à mon ami Chris d’Underground Seeds Collective qui prend le temps de bien stabiliser les lignées et qui préserve également beaucoup de variétés old school. Une pensée aussi pour French Touch avec leurs souches de Zamal et leurs variétés sativas originales.

Parmi les breeders internationaux, as-tu un « modèle » ?

Aladdin : L’un des meilleurs selon moi est le breeder espagnol « Dubi » de ACE Seeds. Il travaille énormément avec pour objectif de créer des cross inédits et stables… Certaines variétés lui on demandé plus de 6 ans de travail. Avec lui, pas de « hype ». Que du travail de qualité.

Comment voyez-vous l’avenir de l’industrie du cannabis en France et en Europe ?

Izno : Je ne vois pas d’évolutions avant un moment en France. Avec les lobbies pharmaceutiques présents chez nous, aucune avancée ne sera faite en vue du consommateur, ni de l’auto-producteur. Une seule solution : la guérilla ! Faites fleurir les ronds-points, les parcs, zones industrielles désaffectées…etc. Et on verra bien ou ça nous mènera !

Aladdin : Comme le dit Izno, la France sera sûrement l’un des derniers pays à légaliser. Cependant, je suis confiant quant à l’avenir du cannabis en Europe. Les choses vont dans le bon sens dans des pays comme l’Italie et le Portugal.

Quels sont vos projets pour les mois et les années à venir ?

Izno : Iznokush (Old afghan x Erdpurt) Un cross hyper indica à floraison précoce, très haute résistance aux attaques fongiques et aux insectes, très bonne adaptation a la sécheresse. Elle produit des gros trichomes, idéale pour l’extraction, et des plantes complètement violetes foncé/noir en fin de floraison. La plupart des plantes ont un taux élevé de CBD mais qui reste plus faible que le taux de THC, pour un effet médicinal idéal. Parfait le soir pour une relaxation intense sans parano, mais appréciable aussi en journée active. J’ai aussi des projets sur différents hybrides automatiques et semi-automatiques à partir de notre variété sibérienne Chebarkul et Beldia ainsi que sur des variétés a haut taux de CBD et moins de 1% de THC

Aladdin : La Persian Prince débarque bientôt ! Nous avons déjà testé le cross (UK Cheese IBL X Uzbek Landrace IBL). Et le résultat était un délicieux mélange skunky et fruité. La Persian Prince a le goût de l’odeur. Sa vigueur et son rendement sont aussi très élevés. Nous avons ensuite décidé de stabiliser chaque lignée parentale encore d’avantage afin de rendre le cross encore plus uniforme. Bien évidement, nous poursuivrons en parallèle notre travail de préservation des cultivars ancestraux.

Site de Khalifa Genetics

Olivier F

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