Golden Lungs Crew : les cultivateurs de l’est de la France

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Nous vous présentons aujourd’hui les membres du Golden Lungs Crew. Leur objectif est de cultiver du cannabis dans les régles de l’art et dans le respect de la nature pour obtenir des produits de qualité supérieure. C’est, entre autres, grâce à la lecture du journal Soft Secrets qu’ils ont pu améliorer leurs techniques de culture.

Par Olivier F / olivier@softsecrets.nl

Ces cultivateurs habitent dans l’Est de la France, une région située au cœur de l’Europe à proximité de l’Allemagne, du Luxembourg, de la Belgique et surtout de la Hollande. Les cultivateurs ont découvert le cannabis de qualité dans les coffeeshops de Maastricht avant de se lancer dans l’autoproduction. Le crew se compose de Golden Bredda, Renardo, Chico et Danky Dank 57, que nous vous avons déjà présenté dans le numéro précédent (3-2020). Ce passionné de cannabis est par ailleurs le neveu du célèbre chanteur français Daddy Mory, l’un des fondateurs du groupe Raggasonic, amateur de cannabis et auteur de plusieurs titres sur le sujet.

Danky Dank57

 Après des années a aller au coffeeshops de Maastricht, Renardo et moi avons atteint le niveau « high grade » en nous perfectionnant de plus en plus a chaque récolte et avons partagé ce savoir avec notre entourage et plus tard, avec d’autres passionnés qui aujourd’hui, forment notre crew ! Voici une presentation des meilleurs cultivateurs que je connais !

Ces dernières années j’ai cultivé en hydro les variétés Strawberry Sour Diesel, Sour Kush, Skywalker Kush,Holy Grail Kush, French Macaron, Red dragon ou Dosidos Cake pour citer les meilleures.

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Culture sous led et en SCROG par Renardo

 

J’utilise un ajout de calcium et magnésium en complément de la gamme Dutch Formula. En terre, j’utilise Plagron, des amendements solides et compte sur la vie microbienne plutôt que de compter sur les engrais liquides.

On peut facilement atteindre une qualité médicale en respectant tous les paramètres de culture. De nombreux cultivateurs négligent des facteurs importants à mes yeux comme l’air apporté. Je fais toujours attention a apporter le maximum d’air frais possible. Quand je ne peux pas utiliser une intraction passive, j’utilise toujours au moins un gros ventilateur. Je n’oublie jamais qu’en intérieur, nous essayons d’imiter les mêmes conditions que dans la nature. Même si nos plantes ont l’air vigoureuses et fortes, le fait de leur donner tout artificiellement donne des plantes « artificielles » qui ne seront jamais aussi résistantes que dans leur milieu naturel. Si en plus de ça, un facteur est négligé ou mal géré, vous nuirez fortement a la qualité et à la quantité.

Peu importe l’action, il faut toujours qu’elle se passe le plus progressivement possible pour ne pas créer trop de stress aux plantes. Les plantes se développent en fonction de leur environnement et si vous le modifiez, elles auront besoin de s’habituer et de s’adapter a ces changements,il faut plusieurs jours, voir une semaine.

En hydro, je n’utilise pas de forte concentration d’engrais. Durant mes dernières sessions, je n’ai même pas utilisé mon testeur d’EC. Je me contente de vérifier le pH 2 a 3 fois par jour pour ne jamais le laisser trop monter, d’ajouter de l’eau dans la semaine et de changer la solution une fois par semaine. Je fais un rinçage de 10 jours minimum à 3 semaines maximum mais deux semaines suffisent si les plantes n’ont pas été surfertilisées, ce qui est mon cas avec une EC basse.

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L’installation en indoor du cultivateur Chico

 

J’ai utilisé les sacs de CO2 mais je pense que ce n’est pas aussi efficace qu’un vrai système de distribution de CO2.

Je supprime seulement quelques grosses feuilles pendant la culture et le reste des gourmandes au moment de la récolte. Je préfère curer les buds sèches. Même si ça demande beaucoup plus de temps et de travail, le résultat en vaut la peine.

Golden Bredda

Mon expérience dans le grow : j’ai vu mes premières plantes de weed en 2001, à l’âge de 17ans. Je fumais déjà à l’époque depuis deux ans et là c’était la première fois que j’étais face à la plante que je consommais. J’étais assez curieux et je les observais attentivement. Il s’agissait de quelques pieds que mes frangins avaient fait pousser en pot dans le jardin familial. La variété n’était pas terrible et le suivi de culture était très approximatif (s’agissant d’une première culture de la part de mes frères) Alors, le résultat était décevant mais ce fût une bonne expérience quand même.

J’ai pu faire pousser mes premiers pieds d’herbe à l’âge de 21ans. Un ami de la fac qui faisait pousser en indoor m’avait donné des boutures que j’ai fait partir : 2 Superskunk et 1 Big Bud, en exté, toujours dans le jardin familial. C’était une culture en pot de 25 litres. J’ai une profonde sensibilité pour le bio, alors je cultivais déjà en bio à l’époque.

Je me suis fait la main sur ces trois premiers pieds. Alors, l’année d’après, j’ai commandé mes premières graines : de la Northen Light de chez Dutch Passion il me semble. Cette année là, j’ai testé la technique de forçage de floraison en extérieur, en rentrant mes pieds dans un petit cabanon dans le jardin, afin de les forcer à fleurir plus tôt en été. Ça a très bien marché, je le recommande si possible.

L’année d’après, de nouvelles variétés furent testées tel la Jack Herrer, la Pure Power Plant, la K2 et toujours la Northen Light (quelques graines de l’an passé contenue dans les têtes récoltées), cette année là j’ai laissé faire la nature pour la floraison par contre je me suis fait la main sur les techniques de palissage. J’ai pu alors constater a quel point la plante de cannabis est adapté à la culture palissée.

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La variété Grape Diamond cultivée par Chico

 

Après ces trois années de culture extérieure, je me suis lancé dans la culture intérieure, en fabriquant mon propre placard, adapté au dimensionnement de mon logement de l’époque. J’ai pu faire qu’une culture de 18 pieds en one bud, avec de la Haze, Skunk Haze, Power Africa, LSD de chez Barney. J’ai ainsi pu constater que les Haze dans des petits placards, même en one bud, c’est à éviter !

Cette première culture indoor, a bien fonctionné : culture en pot d’1 litre et demi, en terre, engrais bio, (sauf en fin de flo, un peu de PK). Pour autant, j’ai du arrêter et démonter mon placard.

Pendant 6 ans, je n’ai plus mis en place de culture ? J’étais un simple consommateur et je ne m’intéressais même plus à la culture de la weed, étant dans l’incapacité de pouvoir remonter une box ou de mettre des pieds en extérieur.

Il y a 5 ans, j’ai recroisé la route de Danky Dank et à force de discussion, je me suis remis dedans.

Et là les choses avaient un peu bougé quand même ! Les variétés avaient bien évolué,suite à l’ arrivée des souches U.S et espagnoles. Du coup, c’était passionnant de replonger son nez la dedans.

Un petit voyage au Grey Area à Amsterdam, à cette même époque, m’a vite donné envie de retourner au fourneau aussi ! Leur Kosher Kush et leur Evergrey sont dans les best !

Du coup, c’est reparti et depuis cette époque, c’est session sur session ! Je cultive en indoor, dans une box d’1,20 m2, sous 400 watts HPS pour la flo et avec une CFL pour la croissance. Je laisse en général 1 mois, voir 1 mois et demi de croissance. Je pince les plants dès qu’ils peuvent le supporter, je les palisse pendant toute la croissance. J’utilise un filet au moment de la flo. Je cultive avec des pots de 7 litres en croissance et des pots en textile de 15 litres pour la flo. J’utilise un mélange de terreau de Plagron et Biobizz, enrichie en lombricompst .J’amende le tout avec des produits de chez Guanokalong, Terralba et Guanodiffusion. J’arrose à l’eau claire durant toute la phase de croissance et de flo, juste une fois par semaine j’ajoute à cette eau du jus de lombricompst. En fin de flo, j’utilise le PK bio de chez Biotabs. Je rince à l’eau clair pendant minimum 15 jours avant la récolte.

Pendant ces 5 dernières années, j’ai pu tester quelques variétés telles que OG Kush sous forme de boutures. C’est avec ces plantes que j’avais redemarré et bien d’autres encore… Ma préféré fut la Kosher Kush de DNA. Durant ces 5 dernières années, jai uniquement cultivé en partant de graines féminisés. Déçu de la qualité des plantes issues de ce type de graines, je commence à me faire une collection de graines regulières de génétique Élite, afin de pouvoir travailler sur mes propres cross dans le futur. En ce moment je test la T.B.Z. de Sour Genetics et la Sour Power de Karma.

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Une plante de la variété Red Dragon cultivée par Danky Dank

 

Mon but est d’acquérir le maximum de génétiques correspondant au profil terpénnique dont je suis fan pour pouvoir un jour peut être, avoir la chance de faire partager au plus grands nombre tout ce cocktail et mélange de saveurs.

En général, je récolte entre 300 et 400 grammes pour 5 à 6 pieds en pots de 15 litres. Ces résultats sont ceux d’une culture avec un mois et demi de croissance, en bio, sous 400 watts pour la flo.

Le séchage varie entre 7 et 14 jours et le curing de 15 à 20 jours, bien que j’aime aussi fumer l’herbe fraiche ah, ah…

Je passe les feuilles issues du trimming au congélateur et j’en fait du bubble hasch Ca fait toujours plaisir d’avoir un peu de bon hasch maison. J’aimerais par la suite pouvoir faire du frozen hash afin de pouvoir profiter pleinement d’un maximum de terpènes.

Chico

 Je cultive en interieur depuis 4 ans, depuis que j’ai rencontré Danky Dank. Je cultive les variétés

Kirikiki, Remo Chemo, Monkey Banana, Gorilla Glue, Dosidos Cake, Wifi x Cookie… J’ai gagné une Cup undergroud en france l’année derniere avec la Kosher Kush.

Je cultive en terre 100% bio et aussi en hydro. Pour le terreau, j’utilise Plagron Light mix + Bat mix J’arrose a l’eau minérale que je revitalise et oxygene avec un bulleur. Je n’utilise pas d’engrais liquide. J’ajoute du lombricompost, des algues, de la roche volcanique et des mycorhizes des marques Guano Diffusion et GK Organics. Cette technique satisfait même les fumeurs les plus exigeants ! J’utilise des grands pots de 20 litres. Après avoir essayé plusieurs techniques de mélange de terre, j’ai fini par trouver les bonnes proportions.

Je fais sécher et curer mes plantes pendant trois semaines. Je fais mes extractions avec de la glace carbonique. Je n’aime pas trop les solvants. A choisir entre la quantité et la qualité, j’ai choisi la qualité même si le rendement est inférieur.

Le bienfait d’une herbe bio est inégalable ! J’ai remarqué qu’un produit qui était bien mure développait des terpènes beaucoup plus complexes et permettait de mieux exploiter le potentiel de la plante. Grace à ma culture, ça fait 4 ans que je n’achète plus au marché noir et je me sens physiquement et mentalement beaucoup mieux ! J’espère que le canna sera un jour légal pour que les vrais passionnés puissent utiliser leurs talents et proposer des vrais produits artisanaux de qualité.

Renardo

Durant ma jeunesse, j’ai vu quelques plants pousser dans le salon sous le velux (ma mère avait la main verte) sans jamais vraiment voir les récoltes. Quelques années plus tard, moi et mes amis sommes allé goûter l’herbe hollandaise et là, devant toutes ses variétés différentes, j’ai compris que je ne pouvais plus fumer l’herbe de mauvaise qualité de la rue !

A cette époque, rappelons le, nous n’avions pas aussi facilement accès à tout le matériel des growshops (box, lampes, terreaux, graines..etc) J’ai donc fait mes débuts avec des terreaux de base avec comme engrais organiques de la poudre d’os, du sang séché et de la potasse. Le tout en extérieur dans mon jardin (voisinage cool). Je me suis fait la main avec une Sensi Skunk et une afghane de Sensi Seeds. Petits résultats mais saveurs encourageantes.

L’année d’après, je franchissais la porte du magasin Dutch passion de Maastricht pour me faire conseiller sur une variété outdoor pour le sale temps de ma région. Ça s’est résumé à deux, j’ai choisi la passion ! À la même époque je commençais à trouver des Soft Secrets en Hollande ce qui m’a permis de découvrir les terreaux, engrais et techniques !

J’ai donc commencé une culture outdoor dans des pots de 25 litres en croissance, dans du terreau Royal mix, suivi d’un rempotage début août dans 50 litres de Plagron Batmix, Une avait le sommet coupé et l’autre non Je me suis retrouvé avec 1 buisson et un sapin de 2 mètres chacune ! Petite touche de Green sensation et le résultat a été des têtes gigantesques qui sentaient le sapin et qui dégoulinaient de trichromes. Cette récolte abondante a mis bien mes amis et moi tout l’hiver !

J’ai par la suite fait pousser avec la même technique des Moby Dick et des Cheese de Dinafem et en parallèle, la fameuse Sativa ghanéenne dont parlait Danky Dank 57. Étant donné sa longue floraison (on ne voyait jamais la fin !), j’ai décidé de la rentrer début juillet afin de forcer la floraison plus tôt et qu’elle profite des mois les plus ensoleillés. J’ai ensuite appliqué ça à mes autres plants ce qui a amélioré la qualité de mes récoltes !

Après avoir cultivé deux ans de suite la Kush Cheese de Dinafem, la 2ème année, l’odeur puissante a été jusqu’aux mauvaises narines (et oreilles !). Ces personnes remplies de jalousie sont venu récolter (et pas que!) à ma place dans ma maison pendant que je travaillais de nuit. Cette expérience a mis un frein à mes cultures. J’ai cultivé avec mes vrais amis pendant 2 ans avant de me relancer.

Aujourd’hui, fini les monstres dans le jardin ! Je cultive loin de chez moi et des vautours dans des petites boxes sous éclairage led, en SCROG pour recouvrir le maximum d espace. J’utilise la gamme organique complète Guano Diffusion à 70% de leur tableau hormis les mycorhizes (100%) Toujours fidèle à Plagron pour le terreau, je mélange 6 litres de Growmix avec le Guano Diffusion Classic et les mycorhizes. Puis après 4 semaines de croissance, je remporte en 18 litres toujours dans du Growmix mais mélangé à Guano Diffusion bloom, mycorhize et lombricompost. J’arrose toujours avec la même eau de source à un pH d’environ 7. Je fais mes croissances dans une autre box pour pouvoir enchaîner les floraisons pratiquement sans arrêts.

Pour ce qui est des variétés, je me suis orienté vers les derniers croisements de variétés californiennes du moment. J’ai eu de bons résultats avec la Meringue et la Mokum’s Tulip de Dutch passion, je teste en ce moment la Banana Blaze du même breeder. Pour la prochaine session, je cultiverais toujours la Meringue car je la trouve incroyable et French Macaron de chez T.H Seeds.

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